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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Intellectual Intellectual a écrit le 21 avril 2014 à 18h26
On peut se demander ce qu’il serait advenu de la modeste couverture médiatique du résultat de Wiles si ce dernier avait travaillé plus vite et s’il avait sorti ses articles exactement quatre mois plus tôt, le 17 juin au lieu du 17 octobre. Je vous donne la réponse : son théorème serait passé totalement inaperçu du grand public (à supposer que quelques journalistes inconscients lui eussent encore réservé deux ou trois lignes dans leurs colonnes). Il semble donc clair que, de ces deux évènements de 1994, le deuxième est d’une importance infiniment supérieure au premier. Et pourtant, comment l’Histoire les jugera-t-elle dans trois siècles, c’est-à-dire le temps qu’il a fallu pour démontrer le théorème de Fermat ? Et bien je suis prêt à prendre le pari suivant dans l’au-delà : le théorème de Fermat-Wiles sera toujours là, lu, admiré, respecté par un petit nombre d’individus, et peut-être même encore sa démonstration étudiée en détails par quelques mathématiciens (s’il en reste). Mais les matchs de la coupe du monde de 1994, même la finale (qui, si j’en crois ce que je lis sur le Web, se solda par un piteux échange de tirs aux buts), auront, eux, tous sombré dans l’oubli.
Moi qui, enfant, ai pratiqué le football avec joie pendant des années comme un jeu et qui suis maintenant effrayé par une société de plus en plus frénétiquement « sportisante », je garde chevillé au corps ce triste espoir : nous, pauvres matheux, aurons peut-être notre revanche dans l’éternité.
Merci de patienter...
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