En 1994, plus précisément le 17 octobre, eut lieu un évènement important : Andrew Wiles fit parvenir à la communauté mathématique deux articles, dont l’un en collaboration avec Richard Taylor, démontrant la modularité de beaucoup de courbes elliptiques sur le corps des nombres rationnels. Par les travaux antérieurs d’autres arithméticiens, ce résultat avait comme corollaire le Dernier Théorème de Fermat : "si x,y,z sont des entiers relatifs et n un entier supérieur ou égal à 3, alors xn+yn+zn=0 entraîne xyz=0," qui avait résisté pendant plus de 300 ans aux assauts des plus grands mathématiciens. Il s’agissait donc d’un résultat historique qui eut droit, fait exceptionnel pour des mathématiques pures, à quelques lignes à la une de divers grands quotidiens français et étrangers, et même à quelques secondes à la fin d’un ou deux journaux télévisés. Depuis, les idées et techniques nouvelles introduites par Wiles n’ont cessé d’être mieux comprises, raffinées, généralisées, ont conduit à d’autres développements importants en arithmétique et ont inspiré une multitude d’articles.

