AFP 09.05.2005
Insultes racistes et crachats: Chimbonda souhaite quitter Bastia
MARSEILLE, 9 mai (AFP) - - Le défenseur du club de football de Bastia (L1) Pascal Chimbonda, victime d`insultes racistes samedi lors d`un match à domicile contre Istres (L1), déclare, dans une interview publiée lundi par le quotidien L`Equipe, qu`il souhaite quitter le club à l`issue de la saison pour en finir avec les menaces et les crachats venus des suppporteurs.
"Je m`apprêtais à faire une touche. Là un mec me dit: +sale noir, tu vas mouiller ton maillot!+ Je lui ai demandé ce qu`il avait. Il a grimpé au grillage. On aurait dit qu`il voulait rentrer sur le terrain. Il a craché dans ma direction, d`autres l`ont suivi (...) J`ai pensé que je n`avais plus rien à faire là ", explique le joueur à propos des incidents qui ont provoqué une brêve interruption de la rencontre de la 35e journée de Ligue 1.
Selon Pascal Chimbonda, le joueur sénégalais d`Istres, Moussa N`Diaye, avait déjà été la cible de cris racistes et de crachats au début de la rencontre.
"On m`a craché dessus, comme si j`étais une merde", s`indigne l`ancien Havrais, selon
ESPACE PUBLICITAIRE
lequel plusieurs joueurs noirs ou maghrébins ont reçu au club des lettres de menaces explicitement racistes.
"Tout cela est très lourd, je porte ça depuis six mois. Depuis le fameux match contre Saint-Etienne (0-3 le 13 novembre, au cours duquel il avait déjà essuyé des insultes racistes), les cris de singe ont continué", explique Pascal Chimbonda.
"Ma vie est déséquilibrée. Ici, j`habitais avec ma copine. Elle a dû rentrer vivre à Paris. Pour elle, ce n`était plus tenable. Je suis seul. C`est très dur (...) Je veux partir, je n`en peux plus", avoue-t-il à L`Equipe.
"Je sais bien que ce n`est qu`une minorité (...) Des gens racistes, il y en a partout. Mais la minorité en question qui me pourrit la vie, elle continue à le faire depuis six mois quand même. Il vaut mieux que je parte", estime le défenseur.
Le président de Bastia, Louis Multari, a indiqué à l`AFP que son club n`avait pas l`intention de porter plainte à la suite de ces incidents car "cela ne se justifie pas".
Pascal Chimbonda n`était quant à lui pas joignable lundi matin.
Insultes racistes et crachats: Chimbonda souhaite quitter Bastia
MARSEILLE, 9 mai (AFP) - - Le défenseur du club de football de Bastia (L1) Pascal Chimbonda, victime d`insultes racistes samedi lors d`un match à domicile contre Istres (L1), déclare, dans une interview publiée lundi par le quotidien L`Equipe, qu`il souhaite quitter le club à l`issue de la saison pour en finir avec les menaces et les crachats venus des suppporteurs.
"Je m`apprêtais à faire une touche. Là un mec me dit: +sale noir, tu vas mouiller ton maillot!+ Je lui ai demandé ce qu`il avait. Il a grimpé au grillage. On aurait dit qu`il voulait rentrer sur le terrain. Il a craché dans ma direction, d`autres l`ont suivi (...) J`ai pensé que je n`avais plus rien à faire là ", explique le joueur à propos des incidents qui ont provoqué une brêve interruption de la rencontre de la 35e journée de Ligue 1.
Selon Pascal Chimbonda, le joueur sénégalais d`Istres, Moussa N`Diaye, avait déjà été la cible de cris racistes et de crachats au début de la rencontre.
"On m`a craché dessus, comme si j`étais une merde", s`indigne l`ancien Havrais, selon
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lequel plusieurs joueurs noirs ou maghrébins ont reçu au club des lettres de menaces explicitement racistes.
"Tout cela est très lourd, je porte ça depuis six mois. Depuis le fameux match contre Saint-Etienne (0-3 le 13 novembre, au cours duquel il avait déjà essuyé des insultes racistes), les cris de singe ont continué", explique Pascal Chimbonda.
"Ma vie est déséquilibrée. Ici, j`habitais avec ma copine. Elle a dû rentrer vivre à Paris. Pour elle, ce n`était plus tenable. Je suis seul. C`est très dur (...) Je veux partir, je n`en peux plus", avoue-t-il à L`Equipe.
"Je sais bien que ce n`est qu`une minorité (...) Des gens racistes, il y en a partout. Mais la minorité en question qui me pourrit la vie, elle continue à le faire depuis six mois quand même. Il vaut mieux que je parte", estime le défenseur.
Le président de Bastia, Louis Multari, a indiqué à l`AFP que son club n`avait pas l`intention de porter plainte à la suite de ces incidents car "cela ne se justifie pas".
Pascal Chimbonda n`était quant à lui pas joignable lundi matin.

