(...)Après des débuts prometteurs, Aboubakar a été boudé par Daniel Sanchez, qui lui a préféré Grégory Pujol et Anthony Le Tallec, voire Opa Nguette. Il était alors impensable de prolonger l'aventure avec un statut de numéro 3. Un choix sportif et non pas financier. Et aujourd’hui, on voit un autre joueur qui affiche son vrai visage et qui s’épanouit sous les couleurs de l’actuel huitième de L1, où la concurrence est saine. Le natif de Yaoundé donne enfin sa pleine mesure sous les ordres de Christian Gourcuff et de son 4-4-2. On attend avec impatience de voir ce que peut donner sur la durée son association avec Jérémie Aliadière, qui n’a pas été épargné par les blessures ces derniers temps. Les Merlus ne perdent quasiment pas quand il marque Le club du président Loïc Féry n’a perdu qu’un seul match lorsque son numéro 9 a trouvé la faille en championnat (défaite à 3-2 à Saint-Etienne, 10eme journée), pour sept victoires et un nul. Vous avez dit essentiel ? Entre les absences des uns et la méforme des autres, le Camerounais a su saisir sa chance. Un pari gagnant de plus pour les Lorientais, qui s’en frottent aujourd’hui les mains. Sous contrat jusqu’en juin 2016, Aboubakar représente un actif non négligeable dans l’économie de la formation bretonne. Sa cote grimpe en flèche, le classement des coéquipiers de Bruno Ecuele Manga aussi. Certains ont voulu faire croire que le Camerounais avait les pieds carré. Aujourd'hui, il donne sa réponse sur le terrain.

