@ Panafrikin,
Je deviens peut-être un peu sénile, mais à la lecture de ton post, je ne comprends pas très bien les motivations de votre grève, sinon que vous attendez que "le gouvernement vous respecte et vous traite en grands". J'ose espérer que les motivations sont plus pertinentes que ce mot d'ordre... Il s'agit de ne pas compromettre ton avenir, ainsi que celui de tes camarades.
Lorsque je pense à ce que deviennent nos universités ou nos lycées, j’ai envie de pleurer. Car je pense à la qualité de l’enseignement qui est en chute libre.
Du temps où j’étais étudiant, je n’étais pas particulièrement brillant au pays. Mais le niveau acquis dans un lycée de la capitale économique était suffisant pour me garantir un parcours appréciable, dans la poursuite de mes études supérieures en France. La quasi-totalité de nos frères qui venaient poursuivre leurs études en occident, étaient de bons ambassadeurs pour le pays. Cela était sans doute dû à l’excellent niveau de l’enseignement pratiqué au Cameroun à cette époque. De plus, la compétence des profs du pays ne souffrait d’aucune contestation. Les étudiants étaient accueillis dans les universités françaises et belges sans avoir préalablement été soumis à un test ou contrôle de connaissance, manière de jauger de leur niveau. A l’ULB (Université Libre de Bruxelles) par exemple, on pouvait constater que les étudiants en médecine qui sortaient du CUSS à Yaoundé, avaient pour la plupart, les meilleurs diagnostics (face à leurs camarades diplômés en occident). D’où la reconnaissance de l’enseignement Kmer.
Mais un système marche à perfection lorsque aucun des éléments qui le composent n’est laissé à l’abandon. Ainsi, les enseignants qui ne percevaient plus leurs soldes ont imaginé des solutions dites de survie, pour trouver de quoi nourrir leurs familles. C’est à coups de millions que de nombreux étudiants ont été propulsés en classes supérieures. Dans le même temps, des étudiants méritants ont été recalés, car ne disposant pas de moyens de corruption.
Je connais un professeur, enseignant en fac de droit et sciences économiques de Pau et à Bordeaux, lequel est chargé par la France, de la supervision annuelle du niveau de l’enseignement en fac de droit et sciences éco au pays. Dans les années 80s, ses rapports étaient plutôt flatteurs pour le pays. Mais à partir des "villes mortes", le niveau est tombé bien bas. Les titulaires d’une licence en sciences éco à Yaoundé, n’avaient pas le niveau 2è année de Deug en France, me disait-il. Tant et si bien qu’il obligeait nos compatriotes titulaires d’une licence au pays, à se réinscrire en 2è année de Deug à Pau ou à Bordeaux.
De même, nos étudiants du CUSS n’ont plus bonne presse à l’ULB. Il y a 2 ans, un professeur est même allé jusqu’à émettre des réserves sur la qualification d’un de nos frères (venu se spécialiser), comme médecin. Il faut dire que ses connaissances en la matière laissaient à désirer. Celui qui se fait appeler Dr Assamba et qui a été évincé des Lions par Mbarga Mboa, fait probablement partie de cette nouvelle vague. C’est dire à quel point l’enseignement au Cameroun ainsi que tout ce qui gravite autour, est très préoccupant.
J’ai quelques anecdotes que je ne vais pas raconter ici, car je me suis pas mal étalé déjà sur un sujet qui ne touche pas directement au football. Que le Webmassa veuille bien m’en excuser. Nous dirons que c’est un cri du cœur.
Je deviens peut-être un peu sénile, mais à la lecture de ton post, je ne comprends pas très bien les motivations de votre grève, sinon que vous attendez que "le gouvernement vous respecte et vous traite en grands". J'ose espérer que les motivations sont plus pertinentes que ce mot d'ordre... Il s'agit de ne pas compromettre ton avenir, ainsi que celui de tes camarades.
Lorsque je pense à ce que deviennent nos universités ou nos lycées, j’ai envie de pleurer. Car je pense à la qualité de l’enseignement qui est en chute libre.
Du temps où j’étais étudiant, je n’étais pas particulièrement brillant au pays. Mais le niveau acquis dans un lycée de la capitale économique était suffisant pour me garantir un parcours appréciable, dans la poursuite de mes études supérieures en France. La quasi-totalité de nos frères qui venaient poursuivre leurs études en occident, étaient de bons ambassadeurs pour le pays. Cela était sans doute dû à l’excellent niveau de l’enseignement pratiqué au Cameroun à cette époque. De plus, la compétence des profs du pays ne souffrait d’aucune contestation. Les étudiants étaient accueillis dans les universités françaises et belges sans avoir préalablement été soumis à un test ou contrôle de connaissance, manière de jauger de leur niveau. A l’ULB (Université Libre de Bruxelles) par exemple, on pouvait constater que les étudiants en médecine qui sortaient du CUSS à Yaoundé, avaient pour la plupart, les meilleurs diagnostics (face à leurs camarades diplômés en occident). D’où la reconnaissance de l’enseignement Kmer.
Mais un système marche à perfection lorsque aucun des éléments qui le composent n’est laissé à l’abandon. Ainsi, les enseignants qui ne percevaient plus leurs soldes ont imaginé des solutions dites de survie, pour trouver de quoi nourrir leurs familles. C’est à coups de millions que de nombreux étudiants ont été propulsés en classes supérieures. Dans le même temps, des étudiants méritants ont été recalés, car ne disposant pas de moyens de corruption.
Je connais un professeur, enseignant en fac de droit et sciences économiques de Pau et à Bordeaux, lequel est chargé par la France, de la supervision annuelle du niveau de l’enseignement en fac de droit et sciences éco au pays. Dans les années 80s, ses rapports étaient plutôt flatteurs pour le pays. Mais à partir des "villes mortes", le niveau est tombé bien bas. Les titulaires d’une licence en sciences éco à Yaoundé, n’avaient pas le niveau 2è année de Deug en France, me disait-il. Tant et si bien qu’il obligeait nos compatriotes titulaires d’une licence au pays, à se réinscrire en 2è année de Deug à Pau ou à Bordeaux.
De même, nos étudiants du CUSS n’ont plus bonne presse à l’ULB. Il y a 2 ans, un professeur est même allé jusqu’à émettre des réserves sur la qualification d’un de nos frères (venu se spécialiser), comme médecin. Il faut dire que ses connaissances en la matière laissaient à désirer. Celui qui se fait appeler Dr Assamba et qui a été évincé des Lions par Mbarga Mboa, fait probablement partie de cette nouvelle vague. C’est dire à quel point l’enseignement au Cameroun ainsi que tout ce qui gravite autour, est très préoccupant.
J’ai quelques anecdotes que je ne vais pas raconter ici, car je me suis pas mal étalé déjà sur un sujet qui ne touche pas directement au football. Que le Webmassa veuille bien m’en excuser. Nous dirons que c’est un cri du cœur.

