Samuel Eto'o : "Certains ne veulent pas me faire jouer". Mise à nu d'un malaise qui perdure depuis 2010
Plus de trois ans que cela dure. Et manifestement, rien ou presque n'a été fait pour remédier à une situation qui aura coûté une plus que lamentable prestation en Afrique du Sud et deux non-participations aux dernières éditions de la Coupe d'Afrique nations.
Et cette fois encore, il a fallu que ce soit Samuel Eto'o qui se démarque. Qu'il se mette aux avants-postes. Qu'il prenne la parole pour dire tout haut ce que certains, dans la salle de conférence du Centre d'excellence de la CAF à Mbankomo, pensaient généralement tout bas.
Dans ce style franc et direct qui a le don d'irriter certains et pas uniquement des officiels du ministère des Sports ou de la Fécafoot, dont on aura noté une fois de trop la présence un peu trop envahissante dans l'entourage de l'équipe nationale, le capitaine des Lions ne s'est pas fait prier pour confirmer ce que certains de ceux qui observent attentivement cette équipe en manque de réussite depuis quelque temps percevaient déjà : "C'est vrai que certains de mes coéquipiers ne veulent pas me donner des ballons. Je suis parfois obligé de redescendre les chercher moi même et croyez moi, ça ne me rend pas plus efficace". Sans doute ce qui explique, du moins en partie, l'actuelle inefficacité offensive d'une équipe qui compte pourtant dans ses rangs l'un des attaquants les plus prolifiques de la planète encore en activité.
C'est donc un Samuel Eto'o très remonté qui s'est adressé au parterre de journalistes arrivés quelques instant plus tôt de Yaoundé dans le bus aux couleurs du Tonnerre de Yaoundé. "Je n'accepte plus qu'on manque de respect à mon pays. 16 ans que je suis dans cette équipe. Et si j'ai marqué autant de buts (55 NDLR), c'est parce que mes coéquipiers m'ont permis de le faire. Aujourd'hui, même si je ne marque pas, je peux faire marquer quelqu'un d'autre". Avant d'ajouter en substance qu'il souhaitait, ne serait-ce que le temps d'un match" que les joueurs oublient [leurs] différences, qu'ils soient pour ou contre la Fécafoot" et bien plus « que le public ne s'en prenne pas à ses coéquipiers ». Notamment Achille Webo pour ne pas le citer. « Moi je suis habitué à prendre des coups. Insultez-moi autant que vous voudrez, mais laissez mes petits frères en dehors de cela. Ils ont besoin de sérénité pour jouer. Je vous prie, aidez-les à trouver cette sérénité ».
Pénurie de milieu offensif
En somme, une autre version
Plus de trois ans que cela dure. Et manifestement, rien ou presque n'a été fait pour remédier à une situation qui aura coûté une plus que lamentable prestation en Afrique du Sud et deux non-participations aux dernières éditions de la Coupe d'Afrique nations.
Et cette fois encore, il a fallu que ce soit Samuel Eto'o qui se démarque. Qu'il se mette aux avants-postes. Qu'il prenne la parole pour dire tout haut ce que certains, dans la salle de conférence du Centre d'excellence de la CAF à Mbankomo, pensaient généralement tout bas.
Dans ce style franc et direct qui a le don d'irriter certains et pas uniquement des officiels du ministère des Sports ou de la Fécafoot, dont on aura noté une fois de trop la présence un peu trop envahissante dans l'entourage de l'équipe nationale, le capitaine des Lions ne s'est pas fait prier pour confirmer ce que certains de ceux qui observent attentivement cette équipe en manque de réussite depuis quelque temps percevaient déjà : "C'est vrai que certains de mes coéquipiers ne veulent pas me donner des ballons. Je suis parfois obligé de redescendre les chercher moi même et croyez moi, ça ne me rend pas plus efficace". Sans doute ce qui explique, du moins en partie, l'actuelle inefficacité offensive d'une équipe qui compte pourtant dans ses rangs l'un des attaquants les plus prolifiques de la planète encore en activité.
C'est donc un Samuel Eto'o très remonté qui s'est adressé au parterre de journalistes arrivés quelques instant plus tôt de Yaoundé dans le bus aux couleurs du Tonnerre de Yaoundé. "Je n'accepte plus qu'on manque de respect à mon pays. 16 ans que je suis dans cette équipe. Et si j'ai marqué autant de buts (55 NDLR), c'est parce que mes coéquipiers m'ont permis de le faire. Aujourd'hui, même si je ne marque pas, je peux faire marquer quelqu'un d'autre". Avant d'ajouter en substance qu'il souhaitait, ne serait-ce que le temps d'un match" que les joueurs oublient [leurs] différences, qu'ils soient pour ou contre la Fécafoot" et bien plus « que le public ne s'en prenne pas à ses coéquipiers ». Notamment Achille Webo pour ne pas le citer. « Moi je suis habitué à prendre des coups. Insultez-moi autant que vous voudrez, mais laissez mes petits frères en dehors de cela. Ils ont besoin de sérénité pour jouer. Je vous prie, aidez-les à trouver cette sérénité ».
Pénurie de milieu offensif
En somme, une autre version

