Le Père de la Paix, notre Seigneur appelle son fils.
Réponse du fils : après avoir senti la vieillesse au cours d’un match durant lequel il a été improductif, le fils, énervé et capricieux décide de rentrer dans le royaume de son père : Eto’o annonce sa retraite internationale.
Réaction des camerounais : on oublie le reste. Deux fronts se battent dans la rue et les médias. « Bye Bye Eto’o! ne reviens jamais! » et »Faites revenir Eto’o! ».
C’est alors que le fils prodigue paré de sa louange refait son apparition. Engoncé dans un costume Smalto sur mesure à défaut d’ailes et transporté dans une limousine made in Paradis, il décide d’aller voir son père pour négocier les conditions de son retour.
Là j’ai crié « nooooon! » pas toi Eto’o. Pas toi! Laisse ton Père le faire, nous on sait où on l’attend, mais pas toi !!!
J’étais tellement énervé contre mon idole que j’ai imaginé une conversation entre lui et le Roi ce jour là :
Le Roi: Mon petit tu as dit que tu partais non? C’est même comment?
Eto’o: Mon Roi n’est ce pas on voit comment toi même tu es parti depuis trente ans là ? Je cale piang! Apportez le caterpillar seulement pour me chasser.
Le Roi: Bon! ok! ok! Promets moi juste une chose: en 2018 on part hein?
Eto’o: Pas de problème mon père. Dès que j’entends à la radio que tu es parti, moi même je pars.
Subitement Julien Lepers de Questions pour un champion que personne n’avait vu (ni moi d’ailleurs) sort de l’ombre.
Julien: Alors Eto’o, alors Popaul, quelle est votre décision?
Les deux (en choeur): On reste!
Ça c’était pour rire. Mais sérieusement, je n’ai jamais compris cette ivresse des hommes pour le pouvoir. Cette volonté de s’éterniser alors qu’on se sait mortel. Quand je vois ce désir de se maintenir, de s’accrocher je me dis mais mince! Qu’est-ce qu’ils ont tous ?
Vous savez tout l’amour que j’ai pour Samuel, vous savez le nombre de lianes qu’il m’a donné non ? Donc, vous pouvez mesurer à sa juste valeur la déception qui a été mienne quand j’ai vu cette icône rassembler en une soirée la quintessence des germes qui, selon moi, pourrissent tout l’environnement camerounais. Égoïsme, trafic d’influence, le tout doublé d’un amour incompréhensible pour le pouvoir. Il est plus facile à un footballeur, à un feyman ou à un gourou de rentrer à Etoudi pour parler d’histoire de foot, de gros sous qu’à un camerounais sans relations et plein de son énervement d’aller se plaindre dans le bureau du derniers des plantons de la Camerounaise des Eaux. Paradoxes d’un pays qui marche s
Réponse du fils : après avoir senti la vieillesse au cours d’un match durant lequel il a été improductif, le fils, énervé et capricieux décide de rentrer dans le royaume de son père : Eto’o annonce sa retraite internationale.
Réaction des camerounais : on oublie le reste. Deux fronts se battent dans la rue et les médias. « Bye Bye Eto’o! ne reviens jamais! » et »Faites revenir Eto’o! ».
C’est alors que le fils prodigue paré de sa louange refait son apparition. Engoncé dans un costume Smalto sur mesure à défaut d’ailes et transporté dans une limousine made in Paradis, il décide d’aller voir son père pour négocier les conditions de son retour.
Là j’ai crié « nooooon! » pas toi Eto’o. Pas toi! Laisse ton Père le faire, nous on sait où on l’attend, mais pas toi !!!
J’étais tellement énervé contre mon idole que j’ai imaginé une conversation entre lui et le Roi ce jour là :
Le Roi: Mon petit tu as dit que tu partais non? C’est même comment?
Eto’o: Mon Roi n’est ce pas on voit comment toi même tu es parti depuis trente ans là ? Je cale piang! Apportez le caterpillar seulement pour me chasser.
Le Roi: Bon! ok! ok! Promets moi juste une chose: en 2018 on part hein?
Eto’o: Pas de problème mon père. Dès que j’entends à la radio que tu es parti, moi même je pars.
Subitement Julien Lepers de Questions pour un champion que personne n’avait vu (ni moi d’ailleurs) sort de l’ombre.
Julien: Alors Eto’o, alors Popaul, quelle est votre décision?
Les deux (en choeur): On reste!
Ça c’était pour rire. Mais sérieusement, je n’ai jamais compris cette ivresse des hommes pour le pouvoir. Cette volonté de s’éterniser alors qu’on se sait mortel. Quand je vois ce désir de se maintenir, de s’accrocher je me dis mais mince! Qu’est-ce qu’ils ont tous ?
Vous savez tout l’amour que j’ai pour Samuel, vous savez le nombre de lianes qu’il m’a donné non ? Donc, vous pouvez mesurer à sa juste valeur la déception qui a été mienne quand j’ai vu cette icône rassembler en une soirée la quintessence des germes qui, selon moi, pourrissent tout l’environnement camerounais. Égoïsme, trafic d’influence, le tout doublé d’un amour incompréhensible pour le pouvoir. Il est plus facile à un footballeur, à un feyman ou à un gourou de rentrer à Etoudi pour parler d’histoire de foot, de gros sous qu’à un camerounais sans relations et plein de son énervement d’aller se plaindre dans le bureau du derniers des plantons de la Camerounaise des Eaux. Paradoxes d’un pays qui marche s

