Rémy ngono parle de son séjour a la prison de kondengui en septembre 2003.
Comment occupe-t-on son quotidien à Nkondengui ?
La plupart des prisonniers que j’ai trouvés là y sont depuis leur enfance. C’est-à -dire des gens qu’on a pris pour vagabondage alors qu’ils étaient des mineurs et qui, finalement, en prison, n’apprennent que l’homosexualité. Toutes les nuits, nous avons des cas d’homosexualité. Les enfants qui ont peur et qui n’ont pas de défense sont pris par des gaillards qu’on surnomme les totems. C’est-à -dire des vieux prisonniers condamnés de 20 à 30 qui n’ont aucun espoir de retrouver une femme un jour.
A votre libération, vous vous êtes plaint de problèmes de santé…
Actuellement, je n’entends plus pratiquement du côté gauche. Quand on sort vivant du Kossovo, c’est un miracle. Je suis entré avec certaines personnes qui sont mortes. J’ai des problèmes d’Orl, mais également au niveau du ventre. En prison, les cellules n’ont pas de porte. N’importe qui peut vous empoisonner ou vous tuer. Depuis que je suis sorti, j’ai des gouttelettes de sang que je constate dans mes selles.
On parle aussi beaucoup de drogue à Nkodengui…
Il y en a trop. 30 minutes après mon arrivée, c’est la première chose qu’on m’a proposée. Là -bas, on appelle la drogue le " méchant thé ". Aux alentours de 22 heures, c’est presque tout le monde qui en consomme avant de dormir.
Comment occupe-t-on son quotidien à Nkondengui ?
La plupart des prisonniers que j’ai trouvés là y sont depuis leur enfance. C’est-à -dire des gens qu’on a pris pour vagabondage alors qu’ils étaient des mineurs et qui, finalement, en prison, n’apprennent que l’homosexualité. Toutes les nuits, nous avons des cas d’homosexualité. Les enfants qui ont peur et qui n’ont pas de défense sont pris par des gaillards qu’on surnomme les totems. C’est-à -dire des vieux prisonniers condamnés de 20 à 30 qui n’ont aucun espoir de retrouver une femme un jour.
A votre libération, vous vous êtes plaint de problèmes de santé…
Actuellement, je n’entends plus pratiquement du côté gauche. Quand on sort vivant du Kossovo, c’est un miracle. Je suis entré avec certaines personnes qui sont mortes. J’ai des problèmes d’Orl, mais également au niveau du ventre. En prison, les cellules n’ont pas de porte. N’importe qui peut vous empoisonner ou vous tuer. Depuis que je suis sorti, j’ai des gouttelettes de sang que je constate dans mes selles.
On parle aussi beaucoup de drogue à Nkodengui…
Il y en a trop. 30 minutes après mon arrivée, c’est la première chose qu’on m’a proposée. Là -bas, on appelle la drogue le " méchant thé ". Aux alentours de 22 heures, c’est presque tout le monde qui en consomme avant de dormir.

