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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Le 27eme Lecteur Le 27eme Lecteur a écrit le 23 septembre 2013 à 6h13
En termes techniques, l’immobilisme résulte principalement de deux choses : l’agencement semi-présidentiel de nos institutions, qui conduit à la dilution de la responsabilité entre le chef de l’Etat et le Premier ministre ; et le rôle accessoire auquel est réduit le Parlement qui tient lieu souvent de simple chambre d’enregistrement.

En termes plus simples, que cela signifie-t-il ? Que le Cameroun n’est tout bonnement pas gouverné.

Pour qu’il le soit, il faut comme je l’ai recommandé auparavant, supprimer le poste de Premier ministre pour que le chef de l’Etat ait une action directe et un contrôle entier sur le gouvernement et l’application des grandes orientations.

Il faut aussi donner plus de pouvoir au Parlement, c’est-à-dire aux députés que vous élirez la semaine prochaine, en le laissant peser réellement dans la définition des grandes orientations ainsi que dans le contrôle de l’exécutif.

Le rétablissement de la confiance, qui, comme vous le savez est mon maître-mot, passe par ces réformes. Sans elles, pas de fin à l’immobilisme.

Or, demander ces réformes au président Biya, c’est demander des mangues à un bananier !

Elles se feront donc après lui. Ce sera à nous, à vous, à moi, de les mettre en œuvre.

Mais pouvons-nous pour autant nous dispenser d’agir dès aujourd’hui pour préparer sereinement l’après-Biya ?

Certes, le Cameroun s‘est doté de procédures organisant la succession de l’actuel Président. Mais tout laisse craindre toutefois que la passation sera un moment extrêmement périlleux.

La mise en place récente du Sénat règle le mécanisme institutionnel de succession du chef de l’Etat en cas de vacance du pouvoir. Du moins, faut-il l’espérer ! 120 jours pour organiser des élections qui tourneraient la page à une présidence de plus de 30 ans, c’est un peu court.

Mais, écartant l’hypothèse de la vacance subite de l’exécutif, le scénario n’est guère plus réaliste. En effet, les manipulations du calendrier électoral font qu’en 2018 devraient se tenir à la fois, l’élection présidentielle, les élections sénatoriales, les élections législatives et les élections municipales !
Merci de patienter...
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