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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Le 27eme Lecteur Le 27eme Lecteur a écrit le 23 septembre 2013 à 6h11
La mutation envisagée est considérable, car elle implique que le secteur privé, c’est-à-dire les entrepreneurs camerounais, et non plus l’Etat, devienne désormais le principal créateur de la richesse nationale.

Le pouvoir exécutif doit faire le pari de la confiance aux Camerounais, et accepter que l’Etat perde sa place dominante et les prérogatives lui venant de la priorité donnée jusqu’ici aux industries extractives dans le processus de formation de la richesse nationale.

En termes concrets, développer le secteur privé, cela veut dire : des règles du jeu claires, moins de fraudes, plus de sécurité juridique, et l’accès des nationaux à tous les secteurs d’activité.

En suivant cette voie, le Cameroun fera que le risque se transformera en manne pour les entreprises qui sauront se positionner pour répondre aux nouveaux besoins. Il fera aussi que cette manne ne profitera pas qu’aux sociétés étrangères : occidentales, asiatiques ou africaines.

Les grands groupes marocains, nigérians, et même ghanéens s’installent chez nous. Il faut faire émerger de grands groupes camerounais pour les concurrencer sur notre sol aujourd’hui, et sur leur demain.

Est-ce possible ?

Bien sûr. Dans ce domaine, il n’y a pas de fatalité.

Pendant la période 1980-1983, le niveau de corruption au Cameroun était, selon une étude publiée en 1995 par Paolo Mauro, économiste central du F.M.I., plus faible que celui de certains pays européens tels que l’Italie ou le Portugal. Nous avions le même niveau de perception de la corruption que l’Espagne. En Afrique, nous occupions le peloton de tête !

De même, il n’y a pas aujourd’hui un seul Camerounais parmi les cent hommes les plus riches d’Afrique sub-saharienne, signe de faiblesse de nos groupes industriels. Mais il y a trente ans, il y en avait deux !

Le Cameroun doit être gouverné et la nation doit retrouver son unité :
Le redressement économique du Cameroun ne peut pas s’effectuer dans un contexte d’immobilisme.

Or, dans ma dernière lettre ouverte au président de la République, j’ai expliqué que c’est là le grand mal de notre pays.
Merci de patienter...
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