Surtout que Prosper Abega (représentant de la CAF) et Primo Corvaro (représentant de la FIFA), qui siègent à la fois dans les comités de normalisation des Fédérations du Gabon et du Cameroun, en ont surpris plus d’un en entérinant au mois de juin dernier un audit des comptes de la Fédération gabonaise de football. Une opération qui a révélé d’éventuels détournements d’importants fonds alloués par la FIFA à la Fegafoot. En attendant que la justice donne une suite à cette affaire, la FIFA a décidé de suspendre provisoirement ses aides financières au Gabon.
Soupçon de détournement
Joseph Owona et les représentants de la FIFA et de la CAF vont-ils accéder à la requête de Ngassa Happi ? En attendant que l’avenir réponde à cette préoccupation, les soupçons de faute de gestion voire de détournement ne manquent pas à la Fécafoot. En débit des financements déjà débloqués depuis sept ans environ par l'instance pour la construction des sièges de l’instance dans les régions, celui du Littoral et de l’Ouest (pour ne prendre que le cas de ces deux plus importants bastions du football au Cameroun) ne sont toujours pas sortis de terre. Nonobstant les fonds reçus de la FIFA pour la promotion du football à la base et du football féminin, la Fécafoot s’est toujours montrée incapable d’organiser un championnat national de jeunes et de football féminin dignes de ce nom. Il est par exemple courant de voir les présidents de clubs de football féminin payer de leur poche les frais de traçage du terrain, et les frais des officiels à l’issue des matches de championnat ou de coupe du Cameroun.
Si le comité de normalisation accorde une suite favorable au vœu de Ngassa Happi, ce ne sera cependant pas la première fois que la gestion de Iya Mohammed et compagnie est passée au crible. Il y a 9 ans, une commission d’enquête présidée par l’inspecteur d’Etat Christophe Ngack Mahop, avait rendu un rapport qui faisait peser des soupçons de détournement sur le bureau fédéral. Mais, les accusations n’ont jusqu’ici jamais connu de suite parce que l’enquête avait été commandée par le gouvernement camerounais, persona non grata dans les affaires de la FIFA.
Paul Nana, à Douala (Rédaction Football365/FootSud)
Soupçon de détournement
Joseph Owona et les représentants de la FIFA et de la CAF vont-ils accéder à la requête de Ngassa Happi ? En attendant que l’avenir réponde à cette préoccupation, les soupçons de faute de gestion voire de détournement ne manquent pas à la Fécafoot. En débit des financements déjà débloqués depuis sept ans environ par l'instance pour la construction des sièges de l’instance dans les régions, celui du Littoral et de l’Ouest (pour ne prendre que le cas de ces deux plus importants bastions du football au Cameroun) ne sont toujours pas sortis de terre. Nonobstant les fonds reçus de la FIFA pour la promotion du football à la base et du football féminin, la Fécafoot s’est toujours montrée incapable d’organiser un championnat national de jeunes et de football féminin dignes de ce nom. Il est par exemple courant de voir les présidents de clubs de football féminin payer de leur poche les frais de traçage du terrain, et les frais des officiels à l’issue des matches de championnat ou de coupe du Cameroun.
Si le comité de normalisation accorde une suite favorable au vœu de Ngassa Happi, ce ne sera cependant pas la première fois que la gestion de Iya Mohammed et compagnie est passée au crible. Il y a 9 ans, une commission d’enquête présidée par l’inspecteur d’Etat Christophe Ngack Mahop, avait rendu un rapport qui faisait peser des soupçons de détournement sur le bureau fédéral. Mais, les accusations n’ont jusqu’ici jamais connu de suite parce que l’enquête avait été commandée par le gouvernement camerounais, persona non grata dans les affaires de la FIFA.
Paul Nana, à Douala (Rédaction Football365/FootSud)

