FIFA : Ce géant aux pieds d'argile fait pitié
17 Juillet 2013
• De tout ce qui se trame par l'entremise de courriers pas très confidentiels depuis quelques jours entre le Tribunal arbitral du Sport et la Fédération internationale de football association (FIFA), il ressort clairement, à moins d'être de mauvaise foi, qu'elle a joué perdant dans son bras de fer avec la Fécafoot.
Le siège de la Fifa, bunker de toutes les manoeuvres © DR
En se fendant de menaces bancales et en décidant de suspendre provisoirement la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), les petits policiers de Sepp Blatter ont cru affirmer une forme de supériorité institutionnelle.
Seulement voilà , le processus mis en branle était plein de failles que n'ont pas manqué de relever les observateurs objectifs de la chose sportive nationale. Que ce soit des juristes ou des gens de la presse, le motif principal de la mise au placard de la Fécafoot ne tenait pas la route et ne la tiendrait pas plus devant des recours sérieux.
En décidant de contre-attaquer sur le plan du Droit, John Ndeh et ses conseillers ont pu prendre la FIFA à son propre jeu. Une association de droit privé suisse devenue obèse de ses prétentions s'est alors mise à bafouiller devant l'évidence de faits.
Ce n'était pas un secret. La télécommande de toute l'agitation autour du renouvellement de la direction de la Fécafoot - celle de Jérôme Valcke en particulier - concernait essentiellement le sort de M. Iya Mohammed.
Et pourtant, l'acharnement à vouloir permettre la reconduction de son équipe relevait d'un véritable suicide de masse. Et pas très futés, les défenseurs de l'ordre établi se sont lancés dans leur reconduction, billot en tête. Malheureusement, la dissidence interne menée en sourdine par Messieurs Ndeh, Essomba Eyenga et complices, couplée à l'action externe des haut-parleurs de la société civile, d'anciennes gloires du football camerounais et d'autres corps de métier, a réussir à tordre le cou à cette manigance.
Quelles que soient les conclusions à tirer de la décision de la FIFA, on retiendra fondamentalement un aveu : les dés étaient pipés au niveau des textes électifs de la Fécafoot. C'était un point central des revendications de ceux qui estimaient qu'un verrou empêchait réellement de tenter une alternance crédible au sein de l'instance faîtière du football camerounais.
Pour sauver la face devant la pertinence têtue des remarques et devant le bilan désastreux de la dernière mandature de M. Iya Mohamed, il ne m
17 Juillet 2013
• De tout ce qui se trame par l'entremise de courriers pas très confidentiels depuis quelques jours entre le Tribunal arbitral du Sport et la Fédération internationale de football association (FIFA), il ressort clairement, à moins d'être de mauvaise foi, qu'elle a joué perdant dans son bras de fer avec la Fécafoot.
Le siège de la Fifa, bunker de toutes les manoeuvres © DR
En se fendant de menaces bancales et en décidant de suspendre provisoirement la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), les petits policiers de Sepp Blatter ont cru affirmer une forme de supériorité institutionnelle.
Seulement voilà , le processus mis en branle était plein de failles que n'ont pas manqué de relever les observateurs objectifs de la chose sportive nationale. Que ce soit des juristes ou des gens de la presse, le motif principal de la mise au placard de la Fécafoot ne tenait pas la route et ne la tiendrait pas plus devant des recours sérieux.
En décidant de contre-attaquer sur le plan du Droit, John Ndeh et ses conseillers ont pu prendre la FIFA à son propre jeu. Une association de droit privé suisse devenue obèse de ses prétentions s'est alors mise à bafouiller devant l'évidence de faits.
Ce n'était pas un secret. La télécommande de toute l'agitation autour du renouvellement de la direction de la Fécafoot - celle de Jérôme Valcke en particulier - concernait essentiellement le sort de M. Iya Mohammed.
Et pourtant, l'acharnement à vouloir permettre la reconduction de son équipe relevait d'un véritable suicide de masse. Et pas très futés, les défenseurs de l'ordre établi se sont lancés dans leur reconduction, billot en tête. Malheureusement, la dissidence interne menée en sourdine par Messieurs Ndeh, Essomba Eyenga et complices, couplée à l'action externe des haut-parleurs de la société civile, d'anciennes gloires du football camerounais et d'autres corps de métier, a réussir à tordre le cou à cette manigance.
Quelles que soient les conclusions à tirer de la décision de la FIFA, on retiendra fondamentalement un aveu : les dés étaient pipés au niveau des textes électifs de la Fécafoot. C'était un point central des revendications de ceux qui estimaient qu'un verrou empêchait réellement de tenter une alternance crédible au sein de l'instance faîtière du football camerounais.
Pour sauver la face devant la pertinence têtue des remarques et devant le bilan désastreux de la dernière mandature de M. Iya Mohamed, il ne m

