Si tu viens par ici, à chacun de tes déplacements, tu rouleras dans des rues larges et vides. Ce ne sont pas des autoroutes. Notre pays n’en compte aucune. Qu’on ne te mente pas ! Nos penseurs ont inventé l’autoroute virtuelle. On prend une rue simple, on la ferme à la circulation, et on fait rouler un cortège présidentiel dessus à vive allure. On appelle ça les Grandes Illusions, et ça marche.
Et nous dans tout ça ? On marche tonton. On marche des kilomètres pour aller travailler. On marche pour aller se soigner. On marche pour n’aller nulle part. Or tu sais, le climat de Yaoundé est devenu capricieux. Tu dois le savoir car question réchauffement climatique tu t’y connais. Comme ton frère Bush, tu refuses de signer ce fameux protocole de Kyoto. C’est pas ta faute je sais, mais du coup, ici, quand il fait chaud, le soleil braise nos peaux déjà braisées et quand il pleut ce sont des inondations et même l’avenue qui porte le nom du N° 35, un de tes prédécesseurs qui a toute une avenue à son nom alors qu’il n’a jamais mis les pieds chez nous, oui, l’avenue Kennedy est inondée. On a beau répéter que ce sont les déchets plastiques qui bouchent les caniveaux, ton collègue notre roi et ses amis s’en foutent. Si on interdit les plastiques, dans quoi on va emballer le Tampico ? Et les makalas ? Et l’eau en sachet ? Un Cameroun sans Tampico, sans makala sans eau en sachet ? Même pas en rêve. Bon, c’est pas ton problème hein ?
D’ailleurs cette longue marche n’est pas ton fait hein ? Elle est un des fléaux de notre société.
On marche chaque fois que les sous-présidents éjectables du continent se pointent chez nous pour des sommets soporifiques et inutiles.
On marche chaque fois que le pape vient nous embrouiller avec ses messes, ce, même si on est musulman.
On marche chaque fois que le grand tonton français vient donner à notre roi son certificat de meilleur élève de la classe.
On marche chaque fois que des ministrons/hommes d’affaires caucasiens qu’on ne connaît pas viennent faire les beaux ici.
On marche chaque fois que le Roi lui-même décide d’aller jouer aux dames ou au songhoo dans son village.
Et nous dans tout ça ? On marche tonton. On marche des kilomètres pour aller travailler. On marche pour aller se soigner. On marche pour n’aller nulle part. Or tu sais, le climat de Yaoundé est devenu capricieux. Tu dois le savoir car question réchauffement climatique tu t’y connais. Comme ton frère Bush, tu refuses de signer ce fameux protocole de Kyoto. C’est pas ta faute je sais, mais du coup, ici, quand il fait chaud, le soleil braise nos peaux déjà braisées et quand il pleut ce sont des inondations et même l’avenue qui porte le nom du N° 35, un de tes prédécesseurs qui a toute une avenue à son nom alors qu’il n’a jamais mis les pieds chez nous, oui, l’avenue Kennedy est inondée. On a beau répéter que ce sont les déchets plastiques qui bouchent les caniveaux, ton collègue notre roi et ses amis s’en foutent. Si on interdit les plastiques, dans quoi on va emballer le Tampico ? Et les makalas ? Et l’eau en sachet ? Un Cameroun sans Tampico, sans makala sans eau en sachet ? Même pas en rêve. Bon, c’est pas ton problème hein ?
D’ailleurs cette longue marche n’est pas ton fait hein ? Elle est un des fléaux de notre société.
On marche chaque fois que les sous-présidents éjectables du continent se pointent chez nous pour des sommets soporifiques et inutiles.
On marche chaque fois que le pape vient nous embrouiller avec ses messes, ce, même si on est musulman.
On marche chaque fois que le grand tonton français vient donner à notre roi son certificat de meilleur élève de la classe.
On marche chaque fois que des ministrons/hommes d’affaires caucasiens qu’on ne connaît pas viennent faire les beaux ici.
On marche chaque fois que le Roi lui-même décide d’aller jouer aux dames ou au songhoo dans son village.

