Dans le vol direct qui me ramenait du pays lors de mon dernier séjour, avait embarqué, assise sur une chaise roulante, une personne âgée très diminuée par la maladie. Mon chemin a croisé une semaine plus tard celui de l'infirmière qui accompagnait le malade. Elle m'a informé que le Monsieur est décédé deux jours après l'atterrissage. Il s'agissait d'un ancien député, âgé de 83 ans, déjà greffé du coeur et en phase terminale d'un cancer. Un jeune médecin, l'infirmière et lui terminaient ainsi leur 4ème voyage, tous pris en charge par l'Etat dans le cadre des évacuations sanitaires, au mépris des instructions des médecins traitants dont les certificats avaient été écartés du dossier pour des "faux vrais". L'essentiel est souvent de venir mourir en Europe pour donner une aura aux obsèques, version Camerounaiseries.
Pour les évacuations sanitaires, l'infirmière m'a précisé que les Hôpitaux européens exigent désormais un paiement d'avance, du fait de la grande ardoise dont est redevable l'Etat du Cameroun. Je pense donc que dans le cas Akono, il était question de trouver une ligne budgétaire libérant très rapidement de l'argent frais. Je conviens que le Ministre des sports aurait dû saisir cette occasion pour atténuer sa responsabilité morale et humaine dans ce feuilleton.
Pour les évacuations sanitaires, l'infirmière m'a précisé que les Hôpitaux européens exigent désormais un paiement d'avance, du fait de la grande ardoise dont est redevable l'Etat du Cameroun. Je pense donc que dans le cas Akono, il était question de trouver une ligne budgétaire libérant très rapidement de l'argent frais. Je conviens que le Ministre des sports aurait dû saisir cette occasion pour atténuer sa responsabilité morale et humaine dans ce feuilleton.

