Le Cameroun est une ploutocratie dirigée par un régime autoritaire, dictatorial et corrompu à tous les échelons de l'appareil étatique. Ce qui permet à une caste détenant tous les pouvoirs d'en abuser et de s'y maintenir indéfiniment par divers moyens de prévarication sur le bien public, corruption, détournement et élections truquées leur assurant une réélection quasi automatique. Nous devons en conséquence éviter de nous réfugier derrière les textes lorsqu’ils sont favorables à notre argumentation, ou brandir le spectre du flou dans un Etat voyou lorsqu’on est contrarié. Il est de ce point de vue difficile d'évoquer les textes pour tenter de justifier des situations justement complexifiées par le non respect des mêmes textes, qu'on hésite très opportunément pas à modifier ou à interpréter selon la situation. Le strict respect de la loi ou des textes n'aurait certainement pas fait reconduire IYA à la Fecafoot depuis l'année 2000, et encore moins son ancien complice BIYA à Etoudi pour le présent mandat.
La Commission de Recours des élections avait rejeté le recours de Monsieur John NDEH sur l’invalidation de la candidature de Iya Mohammed pour cause d’inéligibilité en s’appuyant sur l’argument suivant : « les fautes de gestion ne doivent pas être confondues à des malversations financières qui ne peuvent être établies que par une juridiction pénale » C’est la même commission qui invalide aujourd’hui la candidature de IYA, en s’appuyant sur deux points essentiels : le «défaut de qualité du candidat élu à la présidence de la Fécafoot» et ensuite, le «défaut de qualité de la quasi-totalité des membres de l’assemblée élective». L’appel interjeté par les dirigeants réélus à la Fécafoot auprès du Tribunal arbitral du Sport n’a d’ailleurs aucune chance d’aboutir puisqu’il s’appuie sur le seul motif de la convocation irrégulière de l’Assemblée Générale. Je rappelle par ailleurs que le juge d’instruction dispose de 6 mois pour établir la culpabilité de IYA actuellement en garde à vue, sans aucune condamnation pénale. Allez donc y comprendre quelque chose, vous qui brandissez d’emblée l’application des textes.
La Commission de Recours des élections avait rejeté le recours de Monsieur John NDEH sur l’invalidation de la candidature de Iya Mohammed pour cause d’inéligibilité en s’appuyant sur l’argument suivant : « les fautes de gestion ne doivent pas être confondues à des malversations financières qui ne peuvent être établies que par une juridiction pénale » C’est la même commission qui invalide aujourd’hui la candidature de IYA, en s’appuyant sur deux points essentiels : le «défaut de qualité du candidat élu à la présidence de la Fécafoot» et ensuite, le «défaut de qualité de la quasi-totalité des membres de l’assemblée élective». L’appel interjeté par les dirigeants réélus à la Fécafoot auprès du Tribunal arbitral du Sport n’a d’ailleurs aucune chance d’aboutir puisqu’il s’appuie sur le seul motif de la convocation irrégulière de l’Assemblée Générale. Je rappelle par ailleurs que le juge d’instruction dispose de 6 mois pour établir la culpabilité de IYA actuellement en garde à vue, sans aucune condamnation pénale. Allez donc y comprendre quelque chose, vous qui brandissez d’emblée l’application des textes.

