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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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guyzoducamer guyzoducamer a écrit le 2 avril 2005 à 23h24
Extraits d'une interview de Arthur Jorge avant le match Cameroun-soudan, parue sur www.sportaucameroun.net (courageuses questions)

Qu’est ce qui explique aujourd’hui l’absence de Lauren Etame Mayer dont vous aviez pourtant annoncé le retour à votre arrivée?

Je l’ai rencontré, comme tous les autres joueurs. A tous, j’ai tenu le même langage. Pour avoir une très bonne équipe, il faut avoir de bons joueurs. Lauren en est un. Nous avons besoin de lui. S’il n’est pas là aujourd’hui, c’est parce qu’il a ses problèmes, qu’il se doit de régler. Après quoi, il pourra réintégrer le groupe à 100% de ses moyens. Je lui ai dis que nous avions besoin de lui. Maintenant, c’est à lui de venir ou non. Ce serait très bien qu’il vienne en tout cas. Si tout le monde est avec nous, nous pourrons bâtir une très bonne équipe.

Vous semblez toujours avoir des difficultés à choisir entre Souleymanou Hamidou et Idriss Carlos Kameni. Finalement, votre cœur bat pour lequel de ces deux gardiens de buts ?

Je suis pour les meilleurs joueurs. Je n’évoquerai cependant pas de noms. Pour moi, c’est le meilleur qui joue toujours. Nous disposons de 30 joueurs capables de jouer dans l’équipe nationale. Au finish, il faut aligner 11.

Jusqu’à présent, Samuel Eto’o Fils marque beaucoup de buts dans son club, Le Fc Barcelone. Ce qui n’est malheureusement pas le cas avec les Lions indomptables …

Beaucoup de gens m’ont dis la même chose. C’est peut-être vrai. Mais, ça dépend des matches. Samuel Eto’o a beaucoup de qualités. Même quand il ne marque pas, il lui arrive de faire de bonnes choses. Tout le monde le sait. C’est un problème de temps. Il livre des matches difficiles parce que tout le monde l’a à l’œil. Il n’est pas libre. L’important, c’est qu’il soit là aujourd’hui avec l’équipe nationale. Mentalement, il est fort. Il ira très loin.

Face au Sénégal, le moi dernier, vous avez joué sans un véritable meneur de jeu. C’était avec Géremi Njitap dans l’axe du milieu de terrain. Aujourd’hui où Modeste Mbami est toujours indisponible, quelle sera votre équation face au Soudan ?

Parier avec moi que nous aurons une équipe plus forte dimanche, contrairement à la rencontre face au Sénégal. Ce jour là, vous avez vu, à la fois des choses négatives et beaucoup de positives. Pour l’avenue du Soudan, on va essayer de remettre de l’ordre, mieux harmoniser notre système. Nous pourrons très bien jouer offensivement. Tout le monde peut aussi défendre. Si, en plus du gardien de but, nous avons six joueurs qui travaillent énormément le reste suivra.

C’est avec regret que nous observons ces derniers temps des mésententes techniques dans l’axe central de la défense, entre Rigobert Song et Lucien Mettomo…

Il y a des problèmes qui ne sont toujours pas bien réglés. Nous ne pouvons pas affirmer que Song et Mettomo répondront à 100%. Cela n’est pas possible. En visionnant une nouvelle fois le match que nous avons livré, nous constatons certes qu’il y a de petites fautes, des erreurs sur des corners et coups francs… Mais, d’une manière générale, Song et Mettomo ont fait une très belle partie, même si les journalistes exigent toujours le maximum.

Il y a aussi le cas Ndiefi qu’on a toujours vu percutant sur le terrain. Mais, on s’étonne qu’il soit toujours appelé à jouer seulement les dernières minutes à chaque match…

Face au Sénégal, Pius Ndiefi n’était là que parce qu’il y tenait ! Après avoir joué mardi soir au Qatar, un jour avant la rencontre contre le Sénégal, il a tenu à venir. Je lui ai bien demandé pourquoi il y tenait tant. Mais, il n’a rien voulu comprendre. Donc, il nous a rejoint à la dernière minute. Parce qu’il n’avait pas dormi, il était très fatigué. C’est pourtant un très bon joueur sur qui je compte…

Votre récente liste, dépourvue de joueurs locaux, a tout de même surpris plus d’une personne…

La raison est toute simple. Je ne les connais pas encore. Je n’ai pas eu le temps de les évaluer. Le championnat a seulement démarré samedi (le 12 mars). Il y a 15 jours, je n’avais encore aucune idée. J’ai eu l’occasion d’assister à la première rencontre [Sahel - Canon]. Dans un mois ou deux, j’aurai une idée nette d’un ou deux joueurs locaux. Je sais qu’il y a des jeunes camerounais très talentueux au niveau local. Mes collègues et moi allons les suivre. Et je puis vous assurer qu’ils vont jouer prochainement dans l’équipe nationale.
Quelles dispositions tactiques avez-vous prises pour remplacer Eric Djemba, blessé ?

Il y a toujours des joueurs. A l’image de Jean II Makoun. Même si on sait qu’il n’est pas encore à 100%, parce qu’il revient aussi de blessure. Qu’à cela ne tienne, nous allons étudier la possibilité d’avoir une équipe conquérante.

Depuis votre arrivée au Cameroun, vos conditions de travail sont-elles aisées ?

Des efforts sont déployés de part et d’autre. Nous avons tenu plusieurs réunions. L’état du terrain s’est quelque peu amélioré. C’est mieux. Nous nous entraînons différemment. Et avons plus de possibilités de jouer, travailler plus, aller de l’avant.

Jusqu’à ce jour, nul ne connaît exactement votre plan d’action jusqu’en fin d’année au moins…

Pour l’heure, il n’y a pas de matches amicaux en vue. Les seules à retenir sont celles du 3 et 17 juin prochain dans le cadre de ces éliminatoires. Des regroupements sont cependant prévus une fois que nos professionnels seront en vacances.

De quelle marge de manœuvre disposez-vous dans la confection de vos listes ?

Pourquoi donc me posez-vous cette question ? Je ne subi aucune pression. Jusqu’à présent, j’ai travaillé avec beaucoup de clubs, mais, subir des pressions, ça ne m‘est jamais arrivé.

Seriez-vous prêt à rester au Cameroun, même si l’équipe n’était pas qualifiée?

Il n’est pas facile de parler du futur. Parlons du présent. J’essayerai de rester le plus longtemps possible, pour aider le Cameroun. Les Camerounais adorent leur équipe, on espère qu’ils vont la soutenir.

A combien s’élève le salaire d’Artur Jorge ?

Ce n’est pas important de parler de ces choses là pour le moment. Peut-être quand je partirai un jour, alors, nous pourrons revenir sur cette question. Je vous dirai ce que je pense de la question. Pour le moment, il faut travailler, aider les joueurs. Je ne serai pas ici si je ne croyais pas en cette équipe. Vu que j’avais beaucoup de propositions.

Sportaucameroun.net
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