SUITE
Et c'est à ce moment qu'Issa Hayatou entre en jeu. Grand manitou qui contrôle la Fécafoot à distance depuis des années, la solution Seïdou pour lui est irréversible, le fils du Sultan étant son bébé que lui a confié son ami Mbombo Njoya. Depuis quelques années, il l'utilise comme son « sac de voyage » pour ses multiples déplacements où il assure le protocole. Mais Seïdou n'est pas seulement le candidat d'Issa Hayatou pour ses accointances avec le Sultan. Il a ses propres calculs et ses propres intérêts à préserver dans une situation où tout se dégrade à une vitesse non contrôlée. Parmi ces dangers en instance, il y a la construction du siège de la Fécafoot, marché boueux dans lequel le fils de Issa Hayatou est trempé jusqu'au cou. Seïdou Njoya est non seulement la garantie de la protection de ce marché, mais aussi, celle de couvrir toutes les absurdités qui ont conduit à la construction de ce marché. C'est un dossier lourd dans tous les sens du terme et Issa Hayatou qui avait pistonné son fils, sait ce qui l'attend en cas d'alternance non maîtrisée. Mais il y a surtout un autre calcul plus simple qui a aboutit à l'intronisation de Seïdou Njoya : C'est la proximité de son père avec Paul Biya. Cette proximité pourrait tempérer les ardeurs d'un gouvernement considéré par les proches d'Iya Mohammed comme faisant de la chasse aux sorcières. Cet argument dans un contexte de peur et d'incertitudes a pesé gros sur la balance. Dans l'esprit des Alim Konaté et autres ressortissants du Nord membres de cette assemblée générale, laisser la Fécafoot à un non musulman, pire encore ressortissant de la région du grand Centre Sud comme Francis Mveng, était aussi une sorte de trahison envers Iya Mohammed, victime selon ses partisans du lobby Béti, mené par Philippe Mbarga Mboa et Grégoire Owona, entre autres. Dans un pays où les détails aussi idiots comptent dans la prise de décision, il n'est pas exclu de voir le gouvernement reconsidérer ses positions. Et ce serait bien dommage.
Joël Atanga
Avec mboafootball.com
Et c'est à ce moment qu'Issa Hayatou entre en jeu. Grand manitou qui contrôle la Fécafoot à distance depuis des années, la solution Seïdou pour lui est irréversible, le fils du Sultan étant son bébé que lui a confié son ami Mbombo Njoya. Depuis quelques années, il l'utilise comme son « sac de voyage » pour ses multiples déplacements où il assure le protocole. Mais Seïdou n'est pas seulement le candidat d'Issa Hayatou pour ses accointances avec le Sultan. Il a ses propres calculs et ses propres intérêts à préserver dans une situation où tout se dégrade à une vitesse non contrôlée. Parmi ces dangers en instance, il y a la construction du siège de la Fécafoot, marché boueux dans lequel le fils de Issa Hayatou est trempé jusqu'au cou. Seïdou Njoya est non seulement la garantie de la protection de ce marché, mais aussi, celle de couvrir toutes les absurdités qui ont conduit à la construction de ce marché. C'est un dossier lourd dans tous les sens du terme et Issa Hayatou qui avait pistonné son fils, sait ce qui l'attend en cas d'alternance non maîtrisée. Mais il y a surtout un autre calcul plus simple qui a aboutit à l'intronisation de Seïdou Njoya : C'est la proximité de son père avec Paul Biya. Cette proximité pourrait tempérer les ardeurs d'un gouvernement considéré par les proches d'Iya Mohammed comme faisant de la chasse aux sorcières. Cet argument dans un contexte de peur et d'incertitudes a pesé gros sur la balance. Dans l'esprit des Alim Konaté et autres ressortissants du Nord membres de cette assemblée générale, laisser la Fécafoot à un non musulman, pire encore ressortissant de la région du grand Centre Sud comme Francis Mveng, était aussi une sorte de trahison envers Iya Mohammed, victime selon ses partisans du lobby Béti, mené par Philippe Mbarga Mboa et Grégoire Owona, entre autres. Dans un pays où les détails aussi idiots comptent dans la prise de décision, il n'est pas exclu de voir le gouvernement reconsidérer ses positions. Et ce serait bien dommage.
Joël Atanga
Avec mboafootball.com

