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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 23 mai 2013 à 18h45
Quand, dans l'auditoire, on l'exhorte à chanter l'hymne national camerounais, Richard Bona répond: " Les hymnes en Afrique ne nous appartiennent pas, ils n'ont rien à voir avec notre musique!" Il le joue pour le prouver: la mélodie est martiale, enfermée dans son rythme binaire borné. Connu pour son sens de l'humour, le musicien se lance dans un véritable one man show, parodiant le côté mélodramatique de la chanson française (sans méchanceté, ou presque) - "La chanson française est un état d'esprit, une manière d'être..." - et improvisant une ballade hilarante, Tu es partie, sans te retourner. Puis il sort son looper - un appareil qui permet d'enregistrer une phrase musicale et de la superposer à d'autres - et glisse: " Voilà, je m'enregistre, mais tout est en direct, je ne suis pas en playback. Récemment, j'ai donné une interview au magazine L'Express en dénonçant une réalité: aujourd'hui, la plupart des stars de la pop et du rock se produisent en playback. Les labels, les producteurs de télé et de concerts sont complices. Je n'aime pas que l'on mente au public et je tiens trop à la musique pour me taire. Depuis la parution de l'article, j'ai reçu des petites menaces, par derrière... Des petits conseils, genre: 'Tu ne devrais pas dire ce genre de choses, Richard'."

On remercie Richard Bona pour son courage, sa soif de connaissance musicale, son empathie avec le public et ce concert jubilatoire d'où on sort "bonafied"... Du latin, "Bona fides", signifiant "authentique, pur". Jusqu'au prochain péché.
Merci de patienter...
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