(...)Je rentre en retard, parce que la Fédération camerounaise ne voulait pas me payer mon billet retour. Je me suis fait licencier.
Comment avez-vous rebondi ?
Je suis rentré chez ma mère. J’avais un appartement, une voiture, etc. et j’ai tout perdu. Même les Assedic étaient difficiles à avoir car il me manquait ma lettre de sortie. Je m’entraîne pendant six mois avec la DH de Carquefou. J’avais demandé à signer à Carquefou, mais le club avait refusé pour des raisons salariales. C’est à ce moment-là que je tombe sur les deux agents avec qui je travaille depuis cette époque : Baghdad Sehla, qui jouait dans l’équipe première de Carquefou, et Zafer Topdemir.
Comment vous-retrouvez-vous ensuite en Turquie ?
J’aurais pu signer 4 ans à Dijon ou à Brest. Mais j’ai choisi la Turquie. J’ai demandé un club moyen pour pouvoir progresser.
Cela a dû vous changer. Avez-vous été bien accueilli ?
J’ai été très bien accueilli. J’étais le premier jeune gardien étranger de mon âge à signer à Antalyaspor en Turquie. Ils m’ont fait faire cinq mois d’essai. J’ai signé deux jours avant mon premier match contre Trabzonspor. Les gardiens devant moi avaient 7, 8 ou 15 ans de plus. Depuis que j’ai pris la deuxième place, je ne l’ai plus quittée.
Comment jugez-vous le niveau du Championnat turc ?
C’est parfois du niveau L2, parfois du niveau National. Et quand on joue un Galatasaray ou un Fenerbahçe, c’est du niveau L1.
Avec un public niveau Ligue des Champions, très chaud. Avez-vous déjà eu des problèmes ?
Quand on fait un déplacement et que l’équipe adverse perd, tout peut se passer. J’ai reçu des couteux, briquets et fourchettes. Je n’ai jamais été blessé, mais ça fait mal quand même…
Le Cameroun a longtemps été réputé pour la qualité de ses gardiens, mais la sélection est confrontée depuis quelques années à un problème de relève. Qu’en pensez-vous ?
Il n’y a pas de problème de relève, mais un problème de scouting. Il y a des jeux d'influence, voire de la corruption. Selon la publicité qu’un gardien arrive à se faire faire, il est sélectionné ou non.
Il y a aujourd’hui beaucoup de joueurs camerounais en Turquie. Cela peut-il vous aider à vous faire repérer ?
Le Cameroun n’est focalisé que sur les Championnats européens, ignorant qu’il peut y avoir des talents naissants partout ailleurs. Seul un tapage médiatique peut parfois nous sortir de l’ombre.
Avez-vous déjà eu des contacts ?
Oui, il y a un an et demi en Espoirs. Mais une blessure m’a empêché d’honorer cette sélection. Depuis, plus rien.
Comment avez-vous rebondi ?
Je suis rentré chez ma mère. J’avais un appartement, une voiture, etc. et j’ai tout perdu. Même les Assedic étaient difficiles à avoir car il me manquait ma lettre de sortie. Je m’entraîne pendant six mois avec la DH de Carquefou. J’avais demandé à signer à Carquefou, mais le club avait refusé pour des raisons salariales. C’est à ce moment-là que je tombe sur les deux agents avec qui je travaille depuis cette époque : Baghdad Sehla, qui jouait dans l’équipe première de Carquefou, et Zafer Topdemir.
Comment vous-retrouvez-vous ensuite en Turquie ?
J’aurais pu signer 4 ans à Dijon ou à Brest. Mais j’ai choisi la Turquie. J’ai demandé un club moyen pour pouvoir progresser.
Cela a dû vous changer. Avez-vous été bien accueilli ?
J’ai été très bien accueilli. J’étais le premier jeune gardien étranger de mon âge à signer à Antalyaspor en Turquie. Ils m’ont fait faire cinq mois d’essai. J’ai signé deux jours avant mon premier match contre Trabzonspor. Les gardiens devant moi avaient 7, 8 ou 15 ans de plus. Depuis que j’ai pris la deuxième place, je ne l’ai plus quittée.
Comment jugez-vous le niveau du Championnat turc ?
C’est parfois du niveau L2, parfois du niveau National. Et quand on joue un Galatasaray ou un Fenerbahçe, c’est du niveau L1.
Avec un public niveau Ligue des Champions, très chaud. Avez-vous déjà eu des problèmes ?
Quand on fait un déplacement et que l’équipe adverse perd, tout peut se passer. J’ai reçu des couteux, briquets et fourchettes. Je n’ai jamais été blessé, mais ça fait mal quand même…
Le Cameroun a longtemps été réputé pour la qualité de ses gardiens, mais la sélection est confrontée depuis quelques années à un problème de relève. Qu’en pensez-vous ?
Il n’y a pas de problème de relève, mais un problème de scouting. Il y a des jeux d'influence, voire de la corruption. Selon la publicité qu’un gardien arrive à se faire faire, il est sélectionné ou non.
Il y a aujourd’hui beaucoup de joueurs camerounais en Turquie. Cela peut-il vous aider à vous faire repérer ?
Le Cameroun n’est focalisé que sur les Championnats européens, ignorant qu’il peut y avoir des talents naissants partout ailleurs. Seul un tapage médiatique peut parfois nous sortir de l’ombre.
Avez-vous déjà eu des contacts ?
Oui, il y a un an et demi en Espoirs. Mais une blessure m’a empêché d’honorer cette sélection. Depuis, plus rien.

