Le Barca, les raisons d'une déroute
Mercredi matin, la Catalogne se réveille avec les joues et le derrière tout rouge. La fessée, la gifle reçue à l'Allianz Arena a renvoyé le FC Barcelone à ses propres limites. Sans conséquence malgré de grosses frayeurs en huitième face au Milan AC ou en quarts de finale contre le PSG, elles ont été bien trop criantes face à l'ogre bavarois qui a pris sa revanche par rapport au quart de finale 2009 où il avait sombré au Camp Nou.
Quatre buts dans la musette. Pour retrouver les traces d'une telle défaite dans l'histoire récente du Barca, il faut aller chercher dans une époque où Guardiola n'était pas encore sur le banc, mais Messi lui était déjà sur le terrain. C'était en 2007 face à Getafe en demi-finale retour de Coupe du Roi. Sur la scène européenne, il faut carrément remonter au siècle dernier, le 5 novembre 1997, où un soir de phase de poules, le Dynamo Kiev avait étrillé un Barca impuissant sur sa pelouse (0-4). Andreï Chevtchenko avait inscrit un triplé. Mardi soir, le bourreau s'appelait Thomas Muller et les maux barcelonais étaient bien trop nombreux pour pouvoir rivaliser.
Le pressing
Pendant quatre ans, le pressing dès la perte du ballon avait été la grande force du Barcelone de Guardiola. Hier soir, sur la pelouse de l'Allianz Arena on a revu les grandes courses de Pedro, d'Iniesta, de Xavi, même de Messi en début de match. Elles sont restées vaines. Elles avaient été efficaces face à une faible défense milanaise, mais là devant la qualité technique des défenseurs allemands, le ballon a toujours pu ressortir. Egalement grâce à Schweinsteiger, à Javi Martinez, à Ribéry, les Munichois ont pu casser le pressing barcelonais. Relanceurs hors pair donc, mais aussi premiers défenseurs. "Schweini" et "Javi Martinez" n'ont pas lâché d'une semelle Iniesta, Xavi, Messi.
Une image : sur une touche anodine côté gauche au milieu de terrain, Alba a mis de longues secondes à trouver un partenaire démarqué avant de "balancer" un long ballon vers Alexis Sanchez. Perdu. Et dès qu'un joueur du trio le touchait, il sentait sur sa nuque le souffle d'un Munichois. Un, voire, deux, trois ou même quatre quand c'est l'Argentin qui décrochait de son poste d'attaquant pour toucher le ballon. Devant sa télé, Guardiola, futur coach bavarois, en tant qu'architecte de ce pressing sur la perte a du apprécier.
Une domination stérile
Premier pilier du jeu barcelonais, la possession de balle a une nouvelle fois été à l'avantage des Catalans. 66%. Un peu en d
Mercredi matin, la Catalogne se réveille avec les joues et le derrière tout rouge. La fessée, la gifle reçue à l'Allianz Arena a renvoyé le FC Barcelone à ses propres limites. Sans conséquence malgré de grosses frayeurs en huitième face au Milan AC ou en quarts de finale contre le PSG, elles ont été bien trop criantes face à l'ogre bavarois qui a pris sa revanche par rapport au quart de finale 2009 où il avait sombré au Camp Nou.
Quatre buts dans la musette. Pour retrouver les traces d'une telle défaite dans l'histoire récente du Barca, il faut aller chercher dans une époque où Guardiola n'était pas encore sur le banc, mais Messi lui était déjà sur le terrain. C'était en 2007 face à Getafe en demi-finale retour de Coupe du Roi. Sur la scène européenne, il faut carrément remonter au siècle dernier, le 5 novembre 1997, où un soir de phase de poules, le Dynamo Kiev avait étrillé un Barca impuissant sur sa pelouse (0-4). Andreï Chevtchenko avait inscrit un triplé. Mardi soir, le bourreau s'appelait Thomas Muller et les maux barcelonais étaient bien trop nombreux pour pouvoir rivaliser.
Le pressing
Pendant quatre ans, le pressing dès la perte du ballon avait été la grande force du Barcelone de Guardiola. Hier soir, sur la pelouse de l'Allianz Arena on a revu les grandes courses de Pedro, d'Iniesta, de Xavi, même de Messi en début de match. Elles sont restées vaines. Elles avaient été efficaces face à une faible défense milanaise, mais là devant la qualité technique des défenseurs allemands, le ballon a toujours pu ressortir. Egalement grâce à Schweinsteiger, à Javi Martinez, à Ribéry, les Munichois ont pu casser le pressing barcelonais. Relanceurs hors pair donc, mais aussi premiers défenseurs. "Schweini" et "Javi Martinez" n'ont pas lâché d'une semelle Iniesta, Xavi, Messi.
Une image : sur une touche anodine côté gauche au milieu de terrain, Alba a mis de longues secondes à trouver un partenaire démarqué avant de "balancer" un long ballon vers Alexis Sanchez. Perdu. Et dès qu'un joueur du trio le touchait, il sentait sur sa nuque le souffle d'un Munichois. Un, voire, deux, trois ou même quatre quand c'est l'Argentin qui décrochait de son poste d'attaquant pour toucher le ballon. Devant sa télé, Guardiola, futur coach bavarois, en tant qu'architecte de ce pressing sur la perte a du apprécier.
Une domination stérile
Premier pilier du jeu barcelonais, la possession de balle a une nouvelle fois été à l'avantage des Catalans. 66%. Un peu en d

