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Benson Benson a écrit le 12 avril 2013 à 23h45
Webó, entre bain turc et fontaine de jouvence

En débarquant en 2011 à İstanbul Büyükşehir Belediyesi, modeste club de Süper Lig, après huit ans passés en Liga, Pierre Webó était promis à une sorte de préretraite. Personne n’imaginait l’attaquant camerounais être revigoré par un tel bain turc à l’approche de la trentaine. Personne, sauf Pierre Webó lui-même.

"C’était pour moi comme un nouveau challenge. Je voulais changer ma vie et quitter l’Espagne", raconte l’intéressé au micro de FIFA.com. "C’est vrai que l’équipe où j’ai d’abord signé n’avait pas de grosses ambitions. Je savais toutefois que c’était un endroit où je pouvais rebondir. Et c’est ce qui s’est passé : aujourd’hui je suis à Fenerbahçe et heureux de l’être !"

C’est en réalité une véritable cure de jouvence que connaît le natif de Bassoufam. Auteur de 28 réalisations en moins de deux saisons - un but de plus que durant les quatre ans passé à Majorque, précédemment - le robuste attaquant d’1m81 retrouve les sensations de ses débuts, à l'aube des années 2000. Il jouait alors Uruguay, au Nacional Montevideo et avait inscrit 15 buts en 21 matches.

D’Uruguay en Turquie, en passant par l'Espagne
"C’est un pur hasard si j’ai commencé ma carrière là-bas. Je ne savais même pas où j’allais. J’étais jeune. Je rêvais juste de voyager et d’être professionnel, comme tout footballeur africain. J’ai eu l’opportunité de faire un test là-bas. Il a été concluant. Quelques semaines plus tard, je participais à la Copa Libertadores ! Et quelques mois plus tard, j’étais champion d’Uruguay. Tout est allé très vite", se remémore-t-il.

Après trois ans en Amérique du Sud et autant de titres de champion, Webó tente sa chance en Espagne. Entre 2003 et 2011, le CD Léganès, Osasuna puis Majorque lui confient les clés de leur attaque. Peu épargné par les blessures, le Camerounais peine à retrouver son ratio but sud-américain, hormis une dernière belle saison dans les Baléares ponctuée par 11 réalisations : "Mon entraîneur Michael Laudrup m’a tout simplement redonné la confiance que j’avais perdue toutes les années précédentes !".

"Aujourd’hui, je ne me sens pas particulièrement jeune. Par contre, je me sens fort !", enchaîne-t-il. "Après toutes ces années, on devient forcément expérimenté. Je crois que je peux encore apporter. Puis je me sens bien en Turquie. Les gens sont chaleureux, et le football y est très émotionnel. Cela rend les équipes offensives. En Espagne, je jouais dans des clubs qui pensaient plus à défendre qu’à attaqu
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