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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Le 27eme Lecteur Le 27eme Lecteur a écrit le 12 avril 2013 à 10h15
Il ne se cache plus pour brocarder son voisin tchadien, suspecté, non sans raison, de jouer un double jeu, sinon d’être le deus ex machina de la Seleka. Recevant en son palais Hawa Ahmed Youssouf, la représentante spéciale en Centrafrique du président de la Commission de l’Union africaine, il n’hésite pas à blâmer la « mollesse » et le « manque de courage » du Congolais Denis Sassou Nguesso, qui préside pourtant le Comité de suivi de l’Accord de Libreville.
L’impéritie et les états d’âme de Bozizé irritent au plus haut point nombre de ses collègues de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), en premier lieu le Tchadien Idriss Déby Itno, à qui le Centrafricain doit son accession au pouvoir, les armes à la main, en 2003.
Contrariétés passagères entre deux chefs d’Etat considérés jusque-là comme d’inséparables acolytes ? Contentieux ayant trait à une question de préséance ? Jalousie à mettre sur le compte de « l’arrogance impériale » supposée du Tchad, devenu du jour au lendemain un émirat pétrolier à proximité d’un voisin abonné à des fins du mois difficiles ? « Contrairement à une idée répandue, la brouille entre les deux hommes n’est pas récente », nuance un dignitaire franc-maçon joint au téléphone à Ndjamena. « Fin 2009, Bozizé insiste pour que lui soit livré Charles Massi, un médecin militaire franc-maçon réfugié au Tchad. Le président tchadien s’exécute, non sans avoir fait promettre - sous serment maçonnique - à Bozizé qu’il veillerait personnellement à l’intégrité physique de ce frère. C’était mal connaître son interlocuteur… »
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