Début janvier encore, ce beau monde se serrait les coudes dans une relation d’apparence fusionnelle que rien ne semblait pouvoir dissoudre. Alors que les rebelles de la Seleka (coalition, en langue sango) se trouvaient à un jet d’oiseau de Bangui, gros bourg de 750 000 habitants qui sert de capitale à la Centrafrique, les présidents tchadien, congolais et gabonais avaient, à l’unisson, répondu au signe de détresse de leur « frère » Bozizé, en passe de perdre le pouvoir. Ils décident alors de freiner l’avancée de la rébellion, contenue à quelque 70 kilomètres de la capitale par la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac), une armée régionale à dominante tchadienne présente en RCA avant les événements, puis invitent les protagonistes à la table des négociations, à Libreville.
Sept des huit signataires de Libreville seraient des francs-maçons
Au sortir de ces assises improvisées, un « Accord politique sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République centrafricaine » fut adopté le 11 janvier 2013. A en croire l’un des participants congolais, interrogé au téléphone, sept des huit signataires de ce document de quatre pages sont des « fils de la veuve », autrement dit des francs-maçons.
L’Accord lui-même apparaît à la lecture comme une bouée de sauvetage destinée à un président aux abois à qui ses « frères », pour certains des opposants politiques irréductibles, avaient décidé de ménager une porte de sortie, tirant un trait symbolique sur une décennie de règne sans partage ponctuée de soulèvements armés, d’élections controversées, d’arrestations arbitraires, voire de liquidations sans autre forme de jugement.
L’article 1er de l’Accord de Libreville est, en cela, suffisamment évocateur : « Le président de la République demeure en fonction jusqu’au terme de son mandat en 2016. Il ne peut se présenter pour un autre mandat ». Le « frère » François Bozizé se voit donc confirmé dans ses fonctions, du moins jusqu’au terme de son second et ultime quinquennat, à l’horizon 2016 !
Sept des huit signataires de Libreville seraient des francs-maçons
Au sortir de ces assises improvisées, un « Accord politique sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République centrafricaine » fut adopté le 11 janvier 2013. A en croire l’un des participants congolais, interrogé au téléphone, sept des huit signataires de ce document de quatre pages sont des « fils de la veuve », autrement dit des francs-maçons.
L’Accord lui-même apparaît à la lecture comme une bouée de sauvetage destinée à un président aux abois à qui ses « frères », pour certains des opposants politiques irréductibles, avaient décidé de ménager une porte de sortie, tirant un trait symbolique sur une décennie de règne sans partage ponctuée de soulèvements armés, d’élections controversées, d’arrestations arbitraires, voire de liquidations sans autre forme de jugement.
L’article 1er de l’Accord de Libreville est, en cela, suffisamment évocateur : « Le président de la République demeure en fonction jusqu’au terme de son mandat en 2016. Il ne peut se présenter pour un autre mandat ». Le « frère » François Bozizé se voit donc confirmé dans ses fonctions, du moins jusqu’au terme de son second et ultime quinquennat, à l’horizon 2016 !

