Makoun se souvient de son périple barcelonais avec l'OL
Les Parisiens s'attendent à souffrir ce soir dans l'antre du Barça (20h45). Le milieu de terrain rennais, Jean II Makoun, a témoigné dans nos colonnes de son expérience contre la bande à Messi, en Ligue des champions, lors de la saison 2008-2009.
« Le Camp Nou, si je m'en souviens ? C'était en 2009. Avec Lyon, nous avions affronté le Barça, à Gerland, en 8es de finale. Nous avions fait 1-1. Puis, il y avait eu ce match retour au Camp Nou, deux semaines plus tard.
La première fois que j'ai foulé cette pelouse, c'était à l'entraînement, la veille du match. À l'arrivée au stade, en bus, on a déjà des frissons et hâte d'être à l'intérieur. Vide, il est déjà impressionnant. On se dit, demain ça va être plein et terrible ! Il y a une certaine appréhension. Quand je me suis retrouvé au milieu de la pelouse, j'ai été marqué par l'immensité du site. Il y a aussi l'inscription « Més que un club » (1) écrite sur les sièges de la tribune. C'est beau.
Le soir du match, quand on part s'échauffer, on n'est pas fiers à cause de l'adversaire, de ces spectateurs venus en masse. Avant d'entrer sur la pelouse, il y a, dans le couloir, une petite chapelle située sur notre droite. Ce lieu est unique dans le monde. Chacun jette un coup d'oeil et a un petit signe personnel. Ensuite, les deux équipes se retrouvent l'une à côté de l'autre.
Personnellement, avant la petite musique de la Ligue des Champions, j'ai savouré l'hymne du Barça avec ce peuple catalan qui l'a repris en choeur. Bien sûr, un joueur peut ne pas l'écouter car cela peut l'aider à se libérer, à chasser ce petit stress.
« On sait qu'on va souffrir »
Psychologiquement, pour affronter le Barça, qui sait redoubler les passes et accélérer au bon moment, il faut être costaud. Je me suis dit qu'on allait souffrir. Cela a été le cas (rires). Il y avait 4-0 au bout de quarante minutes de jeu. Après 27 minutes, il y avait déjà 3-0. J'ai parlé avec Jérémy (Toulalan), et je lui ai dit : On ne bouge plus car il faut limiter la casse. Même si on veut aller au choc physique, on ne peut pas les toucher, ils vont tellement vite !
Les Barcelonais, avec Iniesta qui mériterait le Ballon d'Or, respectent toujours l'adversaire. Ils ont une culture tactique et technique impressionnante. Ils ne conservent pas le ballon mais le font courir. C'est contrôle-passe en permanence. C'est usant pour le gars qui est en face, et, ensuite, il y a l'accélération à 20-30 m du but...
Les Parisiens s'attendent à souffrir ce soir dans l'antre du Barça (20h45). Le milieu de terrain rennais, Jean II Makoun, a témoigné dans nos colonnes de son expérience contre la bande à Messi, en Ligue des champions, lors de la saison 2008-2009.
« Le Camp Nou, si je m'en souviens ? C'était en 2009. Avec Lyon, nous avions affronté le Barça, à Gerland, en 8es de finale. Nous avions fait 1-1. Puis, il y avait eu ce match retour au Camp Nou, deux semaines plus tard.
La première fois que j'ai foulé cette pelouse, c'était à l'entraînement, la veille du match. À l'arrivée au stade, en bus, on a déjà des frissons et hâte d'être à l'intérieur. Vide, il est déjà impressionnant. On se dit, demain ça va être plein et terrible ! Il y a une certaine appréhension. Quand je me suis retrouvé au milieu de la pelouse, j'ai été marqué par l'immensité du site. Il y a aussi l'inscription « Més que un club » (1) écrite sur les sièges de la tribune. C'est beau.
Le soir du match, quand on part s'échauffer, on n'est pas fiers à cause de l'adversaire, de ces spectateurs venus en masse. Avant d'entrer sur la pelouse, il y a, dans le couloir, une petite chapelle située sur notre droite. Ce lieu est unique dans le monde. Chacun jette un coup d'oeil et a un petit signe personnel. Ensuite, les deux équipes se retrouvent l'une à côté de l'autre.
Personnellement, avant la petite musique de la Ligue des Champions, j'ai savouré l'hymne du Barça avec ce peuple catalan qui l'a repris en choeur. Bien sûr, un joueur peut ne pas l'écouter car cela peut l'aider à se libérer, à chasser ce petit stress.
« On sait qu'on va souffrir »
Psychologiquement, pour affronter le Barça, qui sait redoubler les passes et accélérer au bon moment, il faut être costaud. Je me suis dit qu'on allait souffrir. Cela a été le cas (rires). Il y avait 4-0 au bout de quarante minutes de jeu. Après 27 minutes, il y avait déjà 3-0. J'ai parlé avec Jérémy (Toulalan), et je lui ai dit : On ne bouge plus car il faut limiter la casse. Même si on veut aller au choc physique, on ne peut pas les toucher, ils vont tellement vite !
Les Barcelonais, avec Iniesta qui mériterait le Ballon d'Or, respectent toujours l'adversaire. Ils ont une culture tactique et technique impressionnante. Ils ne conservent pas le ballon mais le font courir. C'est contrôle-passe en permanence. C'est usant pour le gars qui est en face, et, ensuite, il y a l'accélération à 20-30 m du but...

