Bien que sur le plan juridique, l'affaire ait été rapidement bouclée avec la signature des actes notariés de cession d'actions, plusieurs hauts responsables vont s'opposer à cette braderie dont l'actuel Directeur général de la SODECOTON, Iya Mohamed et le regretté Justin Ndioro alors Ministre de l'Economie et des Finances. Dès mars 1995, l'annulation de la cession des actions de l'Etat est prononcée par le Gouvernement parce que «réalisée de gré à gré à un prix inférieur à la valeur minimale d'une action qui est de 10 000 FCFA et en dehors du cadre légal et réglementaire des privatisations au Cameroun», selon un communiqué du Ministre Justin Ndioro. L'affaire fait alors les choux gras de la chronique judiciaire car fort de son «bon droit», Baba Socoba, habitué de longs et couteux procès, contre-attaque devant les tribunaux. Pendant que les avocats des parties s'étripaient devant les prétoires, «Baba Socoba» lui, tout bonnement, envoyait son rejeton aux Etats-Unis se mettre à l'école du coton.
Face à l'impasse judiciaire, le salut de la SODECOTON viendra de l'entrée dans la danse des dirigeants de l'ex Compagnie Française pour le Développement de la Fibre Textile (CFDT) alors actionnaire à hauteur de 30% de la SODECOTON. Ils ont d'abord brandi leur droit de préemption sur les actions de l'Etat avant «d'actionner» l'ex-Président de la République française, Valery Giscard d'Estaing. Celui-ci séjourne de temps à autre dans la Région du Nord pour des parties de chasse et connaît bien la SODECOTON car c'est elle qui entretient les pistes pour rendre son séjour agréable. Lors d'une de ses visites, il se fait «briefer» sur le sujet, avant d'en souffler mot au Chef de l'Etat, Paul Biya, lors d'une audience à Yaoundé en janvier 2001.
C'est après cet entretien que le rêve de Baba Amadou Danpullo de mettre la main sur la SODECOTON s'envole. Quelques temps plus tard, Marafa Hamidou Yaya, alors Secrétaire général de la Présidence de la République, indiquera laconiquement aux protagonistes convoqués à la Présidence de la République que le Chef de l'Etat a tranché dans l'affaire de la vente des actions de l'Etat à la SMIC. Paul Biya, selon Marafa Hamidou Yaya, accordait 11% des parts de l'Etat détenues par l'ex-ONCPB à la SMIC plus les deux milliards FCFA de dividendes que la SODECOTON devait verser à la SNI, CSPH et la liquidation de l'ex-ONCPB.
C'est finalement en août 2001 que le Ministre de l'Economie et des Finances a entériné avec le Président du Conseil d'administration
Face à l'impasse judiciaire, le salut de la SODECOTON viendra de l'entrée dans la danse des dirigeants de l'ex Compagnie Française pour le Développement de la Fibre Textile (CFDT) alors actionnaire à hauteur de 30% de la SODECOTON. Ils ont d'abord brandi leur droit de préemption sur les actions de l'Etat avant «d'actionner» l'ex-Président de la République française, Valery Giscard d'Estaing. Celui-ci séjourne de temps à autre dans la Région du Nord pour des parties de chasse et connaît bien la SODECOTON car c'est elle qui entretient les pistes pour rendre son séjour agréable. Lors d'une de ses visites, il se fait «briefer» sur le sujet, avant d'en souffler mot au Chef de l'Etat, Paul Biya, lors d'une audience à Yaoundé en janvier 2001.
C'est après cet entretien que le rêve de Baba Amadou Danpullo de mettre la main sur la SODECOTON s'envole. Quelques temps plus tard, Marafa Hamidou Yaya, alors Secrétaire général de la Présidence de la République, indiquera laconiquement aux protagonistes convoqués à la Présidence de la République que le Chef de l'Etat a tranché dans l'affaire de la vente des actions de l'Etat à la SMIC. Paul Biya, selon Marafa Hamidou Yaya, accordait 11% des parts de l'Etat détenues par l'ex-ONCPB à la SMIC plus les deux milliards FCFA de dividendes que la SODECOTON devait verser à la SNI, CSPH et la liquidation de l'ex-ONCPB.
C'est finalement en août 2001 que le Ministre de l'Economie et des Finances a entériné avec le Président du Conseil d'administration

