Comment faire alors pour qu'ils soient visibles ?
Je lance un appel aux Etats africains afin qu'ils annulent ce genre de vote que l'on peut voir à la CAF. Eux seuls sont capable de le faire, c'est eux qui font la CAF. Si demain ils disent à leur équipe nationale de ne plus jouer, la CAF n'existe plus, il n'y aura plus de compétition. Ils doivent apporter de la clairvoyance, de l'honnêteté dans le foot africain. Les pays sortent beaucoup d'argent pour le foot : ils ne peuvent pas laisser quelques individus l'accaparer alors qu'il appartient aux Etats et aux joueurs. Les joueurs actuels doivent aussi comprendre que c'est leur lutte : ils doivent prendre leur responsabilité pour gagner le respect. Car, demain, quand ils vont arrêter leur carrière, ils n'auront plus la possibilité d'aider le football de leur pays.
A ce point ?
En Afrique du Sud, le président de la fédération a été suspendu deux mois avant la CAN, suspendu par sa propre fédération, quand on a découvert des affaires de corruption et de matches truqués. Voilà un pays qui est honnête, réfléchi et qui a su réagir pour l'amour du foot. Après la Coupe du monde 2010, l'Etat du Nigeria a dissout sa fédération. Aujourd'hui, son équipe nationale vient de remporter la CAN. Tout a été mis à zéro, c'est ça avoir de la discipline, et être un pays responsable qui veut le progrès.
Pourtant, si un Etat s'ingère des affaires de sa fédération, cette dernière risque d'être exclue par la FIFA...
La FIFA n'a pas suspendu le Nigeria. On n'a même pas besoin d'elle. Nous voulons des pays responsables, et ne pas voir des dirigeants qui cherchent à s'enrichir ou à devenir maire ou député à travers le foot, qu'ils aillent ailleurs ! Mais c'est ce que font beaucoup de fédérations africaines, comme au Cameroun. Leurs responsables veulent rester au pouvoir jusqu'à leur mort.
Depuis que vous avez arrêté votre carrière, en 1995, le football africain va-t-il dans le bon sens ?
Non, il va dans le mauvais sens.
Pourtant, il y a des réussites, comme celle du club congolais Tout Puissant Mazembe, vice-champion du monde des clubs en 2010.
Oui, c'est un exemple, mais c'était il y a plus de deux ans. C'était tellement un exemple que, comme par hasard, la CAF leur a trouvé un truc, et le Mazembe a été suspendu. La CAF devrait jeter un œil dans tous les pays, parce que la corruption est partout : elle tue le foot, elle tue même la jeunesse.
Comment analysez-vous la situation du football camerounais, qui a des grands joueurs, c
Je lance un appel aux Etats africains afin qu'ils annulent ce genre de vote que l'on peut voir à la CAF. Eux seuls sont capable de le faire, c'est eux qui font la CAF. Si demain ils disent à leur équipe nationale de ne plus jouer, la CAF n'existe plus, il n'y aura plus de compétition. Ils doivent apporter de la clairvoyance, de l'honnêteté dans le foot africain. Les pays sortent beaucoup d'argent pour le foot : ils ne peuvent pas laisser quelques individus l'accaparer alors qu'il appartient aux Etats et aux joueurs. Les joueurs actuels doivent aussi comprendre que c'est leur lutte : ils doivent prendre leur responsabilité pour gagner le respect. Car, demain, quand ils vont arrêter leur carrière, ils n'auront plus la possibilité d'aider le football de leur pays.
A ce point ?
En Afrique du Sud, le président de la fédération a été suspendu deux mois avant la CAN, suspendu par sa propre fédération, quand on a découvert des affaires de corruption et de matches truqués. Voilà un pays qui est honnête, réfléchi et qui a su réagir pour l'amour du foot. Après la Coupe du monde 2010, l'Etat du Nigeria a dissout sa fédération. Aujourd'hui, son équipe nationale vient de remporter la CAN. Tout a été mis à zéro, c'est ça avoir de la discipline, et être un pays responsable qui veut le progrès.
Pourtant, si un Etat s'ingère des affaires de sa fédération, cette dernière risque d'être exclue par la FIFA...
La FIFA n'a pas suspendu le Nigeria. On n'a même pas besoin d'elle. Nous voulons des pays responsables, et ne pas voir des dirigeants qui cherchent à s'enrichir ou à devenir maire ou député à travers le foot, qu'ils aillent ailleurs ! Mais c'est ce que font beaucoup de fédérations africaines, comme au Cameroun. Leurs responsables veulent rester au pouvoir jusqu'à leur mort.
Depuis que vous avez arrêté votre carrière, en 1995, le football africain va-t-il dans le bon sens ?
Non, il va dans le mauvais sens.
Pourtant, il y a des réussites, comme celle du club congolais Tout Puissant Mazembe, vice-champion du monde des clubs en 2010.
Oui, c'est un exemple, mais c'était il y a plus de deux ans. C'était tellement un exemple que, comme par hasard, la CAF leur a trouvé un truc, et le Mazembe a été suspendu. La CAF devrait jeter un œil dans tous les pays, parce que la corruption est partout : elle tue le foot, elle tue même la jeunesse.
Comment analysez-vous la situation du football camerounais, qui a des grands joueurs, c

