Quelle vision avez-vous de l’évolution du football africain ? Depuis six CAN, les nations qui gagnent sont en majorité composées de joueurs locaux. Vous même en 2000 puis la Tunisie en 2004, l’Egypte (2006-2008- 2010) la Zambie en 2012. Comment expliquer ce phénomène de l’hégémonie des joueurs évoluant sur le continent ?
Le football africain a beaucoup évolué depuis 10 ans. Des gens pensent à structurer leur petit pays, le Niger par exemple, m'avait appelé pour mettre en place il y a 2 ans leur football sur le long terme .Les ougandais, capverdiens ou Ethiopiens sont maintenant capables de rivaliser sur un match face de grandes nations de football africain. Pourquoi ? parce que ces grandes équipes pour la plupart n'ont plus d’âmes, elles ne sont qu'une liste de noms, connus en Europe ou ailleurs dans le monde , choisis sans tenir compte de l'équilibre du groupe ,de son envie de privilégier le collectif et de respecter le système de jeu établi
Vous avez laissé une image de luxe dans l‘opinion public camerounaise depuis votre passage à la tête des Lions indomptables. 10 ans après votre départ, la sélection nationale camerounaise a du mal à retrouver son lustre d’antan, quel regard portez-vous sur la situation actuelle du football camerounais ?
En 2002, le ministre des Sports en place m'avait proposé le poste de DTN en remplacement de mon poste de sélectionneur. Ce que j'avais pris pour une promotion n'était qu'une mise au placard, sans effet, sachant que les deux postes étaient cumulables au Cameroun. Mes grandes propositions sur la formation, la pré-formation des jeunes dans chaque région en travaillant sur des jeunes déjà très doués, la formation d'éducateurs en relation avec la FFF, ces grands projets restèrent dans les cartons. Ce poste de DTN est pourtant très important dans l'organisation d'une nation de football; Gérard Houiller na' t-il pas eu les destinées du foot français durant une décennie. Bien entendu le football de hautniveau doit être la priorité car il reste la vitrine d'un pays mais dans de nombreux pays d'Afrique il occupe 99% de la vitrine. On laisse souvent la responsabilité de la formation des jeunes à des centres improvisés motivés par la rentabilité immédiate. Certains espoirs envoyés trop tôt à l'étranger passent dans ces conditions à côté d'une carrière prometteuse.
Le football africain a beaucoup évolué depuis 10 ans. Des gens pensent à structurer leur petit pays, le Niger par exemple, m'avait appelé pour mettre en place il y a 2 ans leur football sur le long terme .Les ougandais, capverdiens ou Ethiopiens sont maintenant capables de rivaliser sur un match face de grandes nations de football africain. Pourquoi ? parce que ces grandes équipes pour la plupart n'ont plus d’âmes, elles ne sont qu'une liste de noms, connus en Europe ou ailleurs dans le monde , choisis sans tenir compte de l'équilibre du groupe ,de son envie de privilégier le collectif et de respecter le système de jeu établi
Vous avez laissé une image de luxe dans l‘opinion public camerounaise depuis votre passage à la tête des Lions indomptables. 10 ans après votre départ, la sélection nationale camerounaise a du mal à retrouver son lustre d’antan, quel regard portez-vous sur la situation actuelle du football camerounais ?
En 2002, le ministre des Sports en place m'avait proposé le poste de DTN en remplacement de mon poste de sélectionneur. Ce que j'avais pris pour une promotion n'était qu'une mise au placard, sans effet, sachant que les deux postes étaient cumulables au Cameroun. Mes grandes propositions sur la formation, la pré-formation des jeunes dans chaque région en travaillant sur des jeunes déjà très doués, la formation d'éducateurs en relation avec la FFF, ces grands projets restèrent dans les cartons. Ce poste de DTN est pourtant très important dans l'organisation d'une nation de football; Gérard Houiller na' t-il pas eu les destinées du foot français durant une décennie. Bien entendu le football de hautniveau doit être la priorité car il reste la vitrine d'un pays mais dans de nombreux pays d'Afrique il occupe 99% de la vitrine. On laisse souvent la responsabilité de la formation des jeunes à des centres improvisés motivés par la rentabilité immédiate. Certains espoirs envoyés trop tôt à l'étranger passent dans ces conditions à côté d'une carrière prometteuse.

