A l’image de Calixthe Beyala, virulente envers tous ceux qui osent une critique, Eto’o se retrouve touché de plein fouet par le syndrome du sauveur : ayant la conviction de faire beaucoup pour le Cameroun, il voit comme de l’ingratitude et de la jalousie les critiques élevées envers lui. Ainsi Milla, aux yeux d’Eto’o ou du peuple, devient le jaloux qui n’accepte pas que son moment de gloire soit passé.
Et avec ses coéquipiers, ça n’est pas plus facile. En 2004, Samuel Eto’o et Geremi étaient les deux seuls à être titulaires dans de grands clubs et à disputer des coupes d’Europe. En 2010, Aurélien Chedjou, Joël Matip, Stéphane Mbia, Nicolas Nkoulou, Alexandre Song, pour ne citer que ceux-là , sont dans le même lot. Et beaucoup qui ont perçu une dictature établie comme étant liée aux revenus ou à la grandeur du club rentrent dans le duel. Et Samuel Eto’o, tel qui revoit comment il faisait des courbettes face à Patrick Mboma comme Thierry Henry appelait Zidane « monsieur » comprend encore moins le manque de respect. Et il le rappelle, pas de la meilleure des manières. Oubliant qu’il est leader, et que le leader doit se taire, il parle. Oubliant que pour être élevé, il faut se rabaisser, il joue le jeu et rabâche son palmarès à qui le contredit. Sur le plateau de Canal+, insiste pour dire qu’il n’y a pas de compétition entre lui et un autre parce qu’il est simplement parmi ce qui se fait de mieux dans le monde. Et malheureusement, plus on le dit, moins on est écouté.
Et avec ses coéquipiers, ça n’est pas plus facile. En 2004, Samuel Eto’o et Geremi étaient les deux seuls à être titulaires dans de grands clubs et à disputer des coupes d’Europe. En 2010, Aurélien Chedjou, Joël Matip, Stéphane Mbia, Nicolas Nkoulou, Alexandre Song, pour ne citer que ceux-là , sont dans le même lot. Et beaucoup qui ont perçu une dictature établie comme étant liée aux revenus ou à la grandeur du club rentrent dans le duel. Et Samuel Eto’o, tel qui revoit comment il faisait des courbettes face à Patrick Mboma comme Thierry Henry appelait Zidane « monsieur » comprend encore moins le manque de respect. Et il le rappelle, pas de la meilleure des manières. Oubliant qu’il est leader, et que le leader doit se taire, il parle. Oubliant que pour être élevé, il faut se rabaisser, il joue le jeu et rabâche son palmarès à qui le contredit. Sur le plateau de Canal+, insiste pour dire qu’il n’y a pas de compétition entre lui et un autre parce qu’il est simplement parmi ce qui se fait de mieux dans le monde. Et malheureusement, plus on le dit, moins on est écouté.

