pourquoi aller chercher ailleurs ce qui est à côté? Il y a une exigence de solidarité, parce que moi aussi on m'a tenu la main en Afrique. C'est Gilbert Kadji qui a cru en moi et m'a aidé; il m'a acheté le billet d'avion pour aller faire des tests en France. Mais il y a aussi une exigence de qualité: il ne suffit pas d'être Africain; si vous ne faites pas bien votre boulot, je vous change. Je n'ai pas de pression à ce sujet!
Est-ce aussi une façon de décomplexer les Africains?
Je ne cesserai de le dire: nous devons croire en nos forces. Protégeons-nous, les autres ne vont pas le faire à notre place. Regardez ce qui se passe à l'équipe nationale du Cameroun. On a eu des résultats parce qu’on avait un groupe soudé. On jouait malgré les difficultés qui n'ont jamais disparu. J'ai souvent entendu dire que les joueurs jouent au «jambô», comme si c'était un crime, alors que ce sont des choses pareilles qui permettent à des joueurs de rester en équipe. Certains jouent aux cartes, mais d'autres lisent jusqu'à 2h, question d'évacuer la pression du match.
Moi, ma conviction inébranlable, c'est que chacun d'entre nous, blanc ou noir, a un don qu'il doit exploiter au maximum. Je refuse ce complexe qui veut que seuls les Blancs peuvent faire certaines choses. Par exemple, je n'ai jamais choisi un entraîneur, mais quand on échoue on dit que c'est à Eto'o la faute. Vous laissez quelqu’un qui n’est même pas entraineur amateur devenir sélectionneur du Cameroun alors qu'il y a des compatriotes qui ont fait leurs preuves en gagnant au plus haut niveau; et après, c'est Eto’o que vous insultez! Moi, si je suis arrivé là où je suis, c'est parce que je me suis dit qu'avec le talent que Dieu m'a donné je pouvais rivaliser avec les meilleurs footballeurs du monde, sans tricher et sans complexe.
Vous pensez vraiment qu'on peut jouer en Afrique dans de bonnes conditions comme en Europe?
Pourquoi pas? Si les choses sont bien gérées, nous n'aurions rien à envier aux autres. Chez nous aussi, on peut bien jouer dans de bons stades, selon une programmation rigoureuse, si chacun à son niveau fait bien son travail. Il y a des dirigeants qui doivent nous aider à avoir ces conditions là . Moi, j'essaie de mettre mes qualités en avant et de gérer mes défauts.
Aux jeunes qui vous admirent, comment leur expliquez-vous votre réussite professionnelle?
Je leur dis que c'est le travail, ce n'est pas la magie. Pour réussir, il faut faire des sacrifices. Moi j’aime danser. C’est connu. M
Est-ce aussi une façon de décomplexer les Africains?
Je ne cesserai de le dire: nous devons croire en nos forces. Protégeons-nous, les autres ne vont pas le faire à notre place. Regardez ce qui se passe à l'équipe nationale du Cameroun. On a eu des résultats parce qu’on avait un groupe soudé. On jouait malgré les difficultés qui n'ont jamais disparu. J'ai souvent entendu dire que les joueurs jouent au «jambô», comme si c'était un crime, alors que ce sont des choses pareilles qui permettent à des joueurs de rester en équipe. Certains jouent aux cartes, mais d'autres lisent jusqu'à 2h, question d'évacuer la pression du match.
Moi, ma conviction inébranlable, c'est que chacun d'entre nous, blanc ou noir, a un don qu'il doit exploiter au maximum. Je refuse ce complexe qui veut que seuls les Blancs peuvent faire certaines choses. Par exemple, je n'ai jamais choisi un entraîneur, mais quand on échoue on dit que c'est à Eto'o la faute. Vous laissez quelqu’un qui n’est même pas entraineur amateur devenir sélectionneur du Cameroun alors qu'il y a des compatriotes qui ont fait leurs preuves en gagnant au plus haut niveau; et après, c'est Eto’o que vous insultez! Moi, si je suis arrivé là où je suis, c'est parce que je me suis dit qu'avec le talent que Dieu m'a donné je pouvais rivaliser avec les meilleurs footballeurs du monde, sans tricher et sans complexe.
Vous pensez vraiment qu'on peut jouer en Afrique dans de bonnes conditions comme en Europe?
Pourquoi pas? Si les choses sont bien gérées, nous n'aurions rien à envier aux autres. Chez nous aussi, on peut bien jouer dans de bons stades, selon une programmation rigoureuse, si chacun à son niveau fait bien son travail. Il y a des dirigeants qui doivent nous aider à avoir ces conditions là . Moi, j'essaie de mettre mes qualités en avant et de gérer mes défauts.
Aux jeunes qui vous admirent, comment leur expliquez-vous votre réussite professionnelle?
Je leur dis que c'est le travail, ce n'est pas la magie. Pour réussir, il faut faire des sacrifices. Moi j’aime danser. C’est connu. M

