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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Benson Benson a écrit le 11 janvier 2013 à 12h16
(...)Au-delà de la formation de joueurs, ces centres profitent du football pour forger des hommes. Car si seulement 10% des jeunes qui entrent pleins d’espoirs ressortent avec un contrat de joueur professionnel, les autres sont parés avec des diplômes et une éducation. «L’objectif est bien sûr de former des footballeurs de haut niveau, mais aussi de leur offrir une scolarité gratuite et de les amener au bac. S’ils ne font pas carrière dans le football, ils seront armés pour s’en sortir dans la vie et poursuivre des études."» explique Djelloul Habchi, ancien footballeur algérien et directeur du centre. Faire de ces petits guerriers des hommes pour affronter le monde, tel est donc le leitmotiv de ces centres qui se transforment en anges gardiens pour ces jeunes, notamment contre les agents véreux qui tente d’attirer les jeunes de quartiers défavorisés dans leur filet.

L’autre but est de donner une conscience aux joueurs qui réussissent "Il est important que, plus tard, ils jouent un rôle dans le développement de leur pays et de leur continent" explique Jimmy Adjovi-Boco, l’homme qui a créé le projet Djambars en 2003. La réussite du centre est telle qu’une deuxième structure a été inaugurée en Afrique du Sud, en 2010, en marge de la Coupe du Monde.

Comme pour chaque médaille, il y a un revers

Mais attention, la réussite apporte aussi quelques dérives. Par exemples, lorsqu’un club européen décide de faire son marché en Afrique, il envoie un recruteur qui revient dans son pays avec un « partenariat privilégié » conclut avec un de ces centres. Le centre envoie au club ses meilleurs joueurs, et le club aide au financement des infrastructures. Dans certains cas, des histoires de détournement d’argent par les dirigeants du centre sort, ce qui ternie bien évidemment l’image de ces formations. Autre problème, la vente coûte que coûte. Certains centres sont prêts à vendre leurs joueurs qui ne sont rien d’autre qu’une matière première dans ce cas, et ce à n’importe quel prix. Pour cela, les clubs européens ne se posent pas de problèmes si le joueur ne perce pas et celui-ci est contraint à errer dans des clubs de bas étages, devant se confronter à la pauvreté de l’Europe et au racisme. "Ce que je ne comprends pas du tout, c'est le désintérêt général à propos de la traite des joueurs africains. La classe politique, le monde du sport ou l'opinion publique, personne ne semble touché. Pourtant, il n'y a aucune différence avec les réseaux de prostitution" déclare Me Maris, avocate de joueurs africains déla
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