Amnesty dénonce des cas de torture en Côte d’Ivoire
Abidjan,Plus de 200 personnes, dont des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo, ont été victimes d’arrestations arbitraires et de tortures en Côte d’Ivoire depuis le début en août d’une vague de violence qui a notamment frappé Abidjan, la capitale économique du pays, dit vendredi Amnesty International.
Des enquêteurs de l’Onu ont déclaré début octobre que d’anciens proches de Laurent Gbagbo exilés au Ghana étaient derrière les attaques qui ont visé la police et l’armée ivoiriennes depuis l’été.
Laurent Gbagbo attend d’être jugé pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Vendredi, la chambre d’appel de la CPI a rejeté sa demande d’autorisation à quitter les Pays-Bas pour raison de santé. Le juge Sanji Mmasenono Monageng a argué d’un risque de fuite.
L’ancien président est notamment accusé de meurtres et de viols qui auraient été commis au cours des quatre mois de guerre civile qui ont conduit l’an dernier à sa chute, causé la mort de 3.000 personnes et poussé un million d’Ivoiriens à fuir.
“Bien que reconnaissant que le gouvernement ivoirien fait face à une vague d’attaques, nous craignons fortement que les arrestations et la répression en cours ne découlent d’une volonté de représailles et de vengeanceâ€, a déclaré Gaëtan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.
TORTURE À L’ÉLECTRICITÉ
Le gouvernement ivoirien a démenti, assurant dans un communiqué que “de telles pratiques ne sont pas du tout les siennesâ€.
“Nous faisons les choses dans le cadre de la loiâ€, a dit à Reuters le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné. “Il y a eu des attaques et c’est notre devoir de protéger les citoyens ivoiriens en y mettant fin. C’est ce que nous faisons.â€
Les cadres du FPI (Front populaire ivoirien), le parti de Laurent Gbagbo, qui sont restés en Côte d’Ivoire affirment n’avoir aucun lien avec les récentes attaques et accusent le gouvernement du président Alassane Ouattara de saisir le prétexte des violences pour museler l’opposition.
Deux des principaux responsables du FPI ont été arrêtés, de même que plusieurs dizaines de ses membres, selon l’opposition.
Amnesty précise que les prisonniers sont détenus notamment dans une caserne d’Abidjan, certains coupés de tout contact avec l’extérieur.
“Nous avons pu rencontrer des dizaines de détenus qui nous ont raconté comment ils avaient été torturés à l’électricité ou avaient subi des brûlures au plastique fo
Abidjan,Plus de 200 personnes, dont des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo, ont été victimes d’arrestations arbitraires et de tortures en Côte d’Ivoire depuis le début en août d’une vague de violence qui a notamment frappé Abidjan, la capitale économique du pays, dit vendredi Amnesty International.
Des enquêteurs de l’Onu ont déclaré début octobre que d’anciens proches de Laurent Gbagbo exilés au Ghana étaient derrière les attaques qui ont visé la police et l’armée ivoiriennes depuis l’été.
Laurent Gbagbo attend d’être jugé pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Vendredi, la chambre d’appel de la CPI a rejeté sa demande d’autorisation à quitter les Pays-Bas pour raison de santé. Le juge Sanji Mmasenono Monageng a argué d’un risque de fuite.
L’ancien président est notamment accusé de meurtres et de viols qui auraient été commis au cours des quatre mois de guerre civile qui ont conduit l’an dernier à sa chute, causé la mort de 3.000 personnes et poussé un million d’Ivoiriens à fuir.
“Bien que reconnaissant que le gouvernement ivoirien fait face à une vague d’attaques, nous craignons fortement que les arrestations et la répression en cours ne découlent d’une volonté de représailles et de vengeanceâ€, a déclaré Gaëtan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.
TORTURE À L’ÉLECTRICITÉ
Le gouvernement ivoirien a démenti, assurant dans un communiqué que “de telles pratiques ne sont pas du tout les siennesâ€.
“Nous faisons les choses dans le cadre de la loiâ€, a dit à Reuters le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné. “Il y a eu des attaques et c’est notre devoir de protéger les citoyens ivoiriens en y mettant fin. C’est ce que nous faisons.â€
Les cadres du FPI (Front populaire ivoirien), le parti de Laurent Gbagbo, qui sont restés en Côte d’Ivoire affirment n’avoir aucun lien avec les récentes attaques et accusent le gouvernement du président Alassane Ouattara de saisir le prétexte des violences pour museler l’opposition.
Deux des principaux responsables du FPI ont été arrêtés, de même que plusieurs dizaines de ses membres, selon l’opposition.
Amnesty précise que les prisonniers sont détenus notamment dans une caserne d’Abidjan, certains coupés de tout contact avec l’extérieur.
“Nous avons pu rencontrer des dizaines de détenus qui nous ont raconté comment ils avaient été torturés à l’électricité ou avaient subi des brûlures au plastique fo

