DOMENECH
- Je ne crois pas. Pour moi, le problème est avant tout économique, pas culturel. On a des joueurs qui à 16-17 ans deviennent de vraies marchandises. On leur passe tout, parce qu’on sait que leur transfert va faire vivre beaucoup de monde : le club, la famille, les proches… Ces gamins-là vivent dans un contexte vicié. Ils ont tout l’argent qu’ils veulent. Et quand on leur demande de faire preuve de recul, de décalage, ils sont perdus. Ce n’est pas pour faire le vieux con, mais à mon époque, quand on faisait une connerie financière, on l’assumait. Maintenant, ils peuvent changer de Ferrari tous les mois. L’erreur permanente est permise. Ils n’ont même pas de question à se poser sur leur avenir. Alors qu’il y a 20 ans, même une star comme Michel Platini a dû se dire : "Qu’est-ce que je vais faire après pour continuer à gagner ma vie ?" Maintenant, ils n’ont plus ce problème.
QUESTION :
Qui est responsable de cet état de fait ? Le football pro, la société toute entière ?
DOMENECH :
- Je pense que c’est lié, c’est la société de l’image, la société du commerce. Le foot est un miroir grossissant de notre monde : la course à l’argent, à la réussite. Mais à la base, les fondamentaux sont bien là . Je suis allé voir le nouveau président de la Ligue d’Ile-de-France, Jamel Sandjak. Ils sont à Noisy-le-Sec dans une banlieue de Paris, une banlieue difficile. Je suis allé sur les terrains. Ils ont des éducateurs, ça ne rigole pas, ils n’ont aucun problème. Une discipline, un respect… Après, ce n’est pas un club pro, un club qui fait du commerce. C’est un club du quartier. Quand on va là -bas et qu’on voit comment fonctionnent les clubs, on se rend bien compte que les problèmes de l’équipe de France, ça n’a rien à voir avec la loi de la cité. C’est juste une non-loi.
- Je ne crois pas. Pour moi, le problème est avant tout économique, pas culturel. On a des joueurs qui à 16-17 ans deviennent de vraies marchandises. On leur passe tout, parce qu’on sait que leur transfert va faire vivre beaucoup de monde : le club, la famille, les proches… Ces gamins-là vivent dans un contexte vicié. Ils ont tout l’argent qu’ils veulent. Et quand on leur demande de faire preuve de recul, de décalage, ils sont perdus. Ce n’est pas pour faire le vieux con, mais à mon époque, quand on faisait une connerie financière, on l’assumait. Maintenant, ils peuvent changer de Ferrari tous les mois. L’erreur permanente est permise. Ils n’ont même pas de question à se poser sur leur avenir. Alors qu’il y a 20 ans, même une star comme Michel Platini a dû se dire : "Qu’est-ce que je vais faire après pour continuer à gagner ma vie ?" Maintenant, ils n’ont plus ce problème.
QUESTION :
Qui est responsable de cet état de fait ? Le football pro, la société toute entière ?
DOMENECH :
- Je pense que c’est lié, c’est la société de l’image, la société du commerce. Le foot est un miroir grossissant de notre monde : la course à l’argent, à la réussite. Mais à la base, les fondamentaux sont bien là . Je suis allé voir le nouveau président de la Ligue d’Ile-de-France, Jamel Sandjak. Ils sont à Noisy-le-Sec dans une banlieue de Paris, une banlieue difficile. Je suis allé sur les terrains. Ils ont des éducateurs, ça ne rigole pas, ils n’ont aucun problème. Une discipline, un respect… Après, ce n’est pas un club pro, un club qui fait du commerce. C’est un club du quartier. Quand on va là -bas et qu’on voit comment fonctionnent les clubs, on se rend bien compte que les problèmes de l’équipe de France, ça n’a rien à voir avec la loi de la cité. C’est juste une non-loi.

