@ ANOTHER
"Mademoiselle, autre surnom, pour la grâce des gestes et le coup de reins dévastateur, aura glané toutes les couronnes individuelles et collectives. A une époque où le talent était pluriel, il fallait se battre contre des perles de l'acabit de Majer, Okwaradji, Tmoumi, Razak pour ne citer que ceux-là . Le métronome des Lions parvenait à imposer sa palette de gestes. Le talent s'exprimait alors plus par les aptitudes techniques que par la capacité que semble avoir les footballeurs contemporains à parer les micros des journalistes de postillons. Abéga ne se racontait pas, il n'était pas vendu par des attachés de presse de toutes sortes. Il se vivait, il s'imposait de lui-même et de façon unanime.
Homme au charisme avéré, Docta aura en tant que capitaine représenté avec brio ses coéquipiers aussi bien du Canon que de l'équipe nationale du Cameroun. Aucun bruit minable ne traversait les portes étanches des vestiaires. Son capitanat en club comme en sélection, difficilement contestable n'aura pas eu besoin d'être monnayé. Son tempérament et ses qualités supérieures à celles de la majorité, posaient de manière irréfutable sa légitimité. Selon ses partenaires qui pleurent aujourd'hui cet homme d'exception, il aura contribué à maintenir l'harmonie du vestiaire des équipes pour lesquelles il a joué.
Théophile Abéga aura marqué le début du Cameroun qui gagne. Il l'aura conduit à son premier sacre continental et à sa première expédition mondiale. Homme faillible, il reconnaitra avec humilité et amertume que la prestation ordinaire du Cameroun au mondial espagnol de quatre vingt deux était liée à une prise de conscience tardive de leurs capacités à se hisser au niveau des plus grands. Tel un symbole de ce Cameroun qui gagne, son départ du poste de chef d'orchestre de la sélection nationale ouvrira l'ère des « bricoleurs ». Cette fois, il quitte définitivement la scène en pleines obsèques - et peut être même des funérailles - des ses Lions tant aimés."
"Mademoiselle, autre surnom, pour la grâce des gestes et le coup de reins dévastateur, aura glané toutes les couronnes individuelles et collectives. A une époque où le talent était pluriel, il fallait se battre contre des perles de l'acabit de Majer, Okwaradji, Tmoumi, Razak pour ne citer que ceux-là . Le métronome des Lions parvenait à imposer sa palette de gestes. Le talent s'exprimait alors plus par les aptitudes techniques que par la capacité que semble avoir les footballeurs contemporains à parer les micros des journalistes de postillons. Abéga ne se racontait pas, il n'était pas vendu par des attachés de presse de toutes sortes. Il se vivait, il s'imposait de lui-même et de façon unanime.
Homme au charisme avéré, Docta aura en tant que capitaine représenté avec brio ses coéquipiers aussi bien du Canon que de l'équipe nationale du Cameroun. Aucun bruit minable ne traversait les portes étanches des vestiaires. Son capitanat en club comme en sélection, difficilement contestable n'aura pas eu besoin d'être monnayé. Son tempérament et ses qualités supérieures à celles de la majorité, posaient de manière irréfutable sa légitimité. Selon ses partenaires qui pleurent aujourd'hui cet homme d'exception, il aura contribué à maintenir l'harmonie du vestiaire des équipes pour lesquelles il a joué.
Théophile Abéga aura marqué le début du Cameroun qui gagne. Il l'aura conduit à son premier sacre continental et à sa première expédition mondiale. Homme faillible, il reconnaitra avec humilité et amertume que la prestation ordinaire du Cameroun au mondial espagnol de quatre vingt deux était liée à une prise de conscience tardive de leurs capacités à se hisser au niveau des plus grands. Tel un symbole de ce Cameroun qui gagne, son départ du poste de chef d'orchestre de la sélection nationale ouvrira l'ère des « bricoleurs ». Cette fois, il quitte définitivement la scène en pleines obsèques - et peut être même des funérailles - des ses Lions tant aimés."

