LETTRE AU GRAND FRÈRE : RIGOBERT SONG BAHANAG
Meyega ohhh Mbombo ! J'espère que tu vas bien et que ma lettre te trouve dans de bonnes dispositions mon grand frère préféré.
Je sais que ce n'est pas évident aujourd'hui avec les problèmes des Lions mais il faut quand même que tu penses de temps en temps à la famille restée ici à Nkeng-Likock. Toi-même tu sais que les gens me demandent de les faroter ici comme ci moi j'ai joué au football. C'est vrai que tout ça c'est ta faute car la dernière fois, pour décharger les papas et les mamans du village, tu leur avais dit de me voir car tu allais tout gérer avec moi.
Mais depuis là je t'appelle tu ne décroches pas alors que tu m'as laissé dans les problèmes ici au village. Moi je voulais me fâcher de toi mais on m'a expliqué que ce n'est pas par chicheté que tu ne me donnes pas l'argent, mais parce que tu n'as rien et que toi-même tu arrives à peine à joindre les deux bouts.
J'ai bagarré quand on m'a dit ça mais on a réussi à me convaincre en me racontant que tu es revenu de Paris l'autre jour par CamairCo alors le dernier joueur de la sélection voyage en Air France. Tu vois alors que si tu avais quand même pensé aux gens du village quand tu étais encore toi-même, tu pourrais replier ici au village quand c'est chaud comme ça.
Meyega ohhh Mbombo ! J'espère que tu vas bien et que ma lettre te trouve dans de bonnes dispositions mon grand frère préféré.
Je sais que ce n'est pas évident aujourd'hui avec les problèmes des Lions mais il faut quand même que tu penses de temps en temps à la famille restée ici à Nkeng-Likock. Toi-même tu sais que les gens me demandent de les faroter ici comme ci moi j'ai joué au football. C'est vrai que tout ça c'est ta faute car la dernière fois, pour décharger les papas et les mamans du village, tu leur avais dit de me voir car tu allais tout gérer avec moi.
Mais depuis là je t'appelle tu ne décroches pas alors que tu m'as laissé dans les problèmes ici au village. Moi je voulais me fâcher de toi mais on m'a expliqué que ce n'est pas par chicheté que tu ne me donnes pas l'argent, mais parce que tu n'as rien et que toi-même tu arrives à peine à joindre les deux bouts.
J'ai bagarré quand on m'a dit ça mais on a réussi à me convaincre en me racontant que tu es revenu de Paris l'autre jour par CamairCo alors le dernier joueur de la sélection voyage en Air France. Tu vois alors que si tu avais quand même pensé aux gens du village quand tu étais encore toi-même, tu pourrais replier ici au village quand c'est chaud comme ça.

