c’est de rentrer au Cameroun. C’est vrai que j’ai tout perdu, mon travail, mes documents, mais si je ne retrouve pas la santé ce sera pire. J’aimerais rentrer auprès de ma famille pour me traiter sérieusement, car je souffre énormément. Depuis ce problème je ne dors pas, je passe les nuits blanches, c’est compliqué pour moi.
Vous dites avoir tout perdu. Comment allez-vous alors retourner ? Qu’est ce que l’Ambassade du Cameroun a fait pour vous ?
L’Ambassadeur n’était pas content car il dit ne pas savoir pourquoi je me suis entêté à aller dans une zone à problème. Il refuse de comprendre mon problème. Néanmoins, il a envoyé 100 000 mille Fcfa au président de l’Ucama.
Que représente cette somme ? C’est pour tes premiers soins de santé ou pour ton billet d’avion ?
Je ne sais vraiment pas. C’est ce qu’il a envoyé.
Et que dit la croix rouge ?
Le chef de mission à Bamako, M. Maurice Grundbacher m’a dit clairement que mon cas n’entre pas dans leur programme, mais qu’il était en train de voir avec le responsable régional basé à Niamey, pour une aide symbolique. Et que je devrais prendre mon mal en patience. Pour combien de temps, je ne sais pas.
N’as-tu pas fais appel aux membres de ta famille au Cameroun ?
J’ai perdu tous mes contacts. Je suis tellement perturbé que même le mot de passe de mon adresse email, je l’ai oublié. Dieu seul sait dans quel état je me trouve actuellement. Je vous dis que je ne dors pas. Je ne sais pas ce qu’ils ont mis dans ma tête lors des tortures. Je dois faire des analyses. Bref, je dois suivre un traitement car ça ne va pas. Je n’arrive même pas à manger normalement si ce n’est des repas en liquide. Et même comme ça dès que je mange mon ventre gonfle et devient dur.
Un mot de la fin ?
Je lance un cri de cœur à toutes les âmes de bonne volonté, de m’aider à retourner chez moi. J’ai même peur car je me dis qu’ils peuvent encore venir me retrouver ici. Si je peux retourner le plus tôt sera le mieux.
Clarisse NJIKAM
Journal L’inDependant
maliactu
Vous dites avoir tout perdu. Comment allez-vous alors retourner ? Qu’est ce que l’Ambassade du Cameroun a fait pour vous ?
L’Ambassadeur n’était pas content car il dit ne pas savoir pourquoi je me suis entêté à aller dans une zone à problème. Il refuse de comprendre mon problème. Néanmoins, il a envoyé 100 000 mille Fcfa au président de l’Ucama.
Que représente cette somme ? C’est pour tes premiers soins de santé ou pour ton billet d’avion ?
Je ne sais vraiment pas. C’est ce qu’il a envoyé.
Et que dit la croix rouge ?
Le chef de mission à Bamako, M. Maurice Grundbacher m’a dit clairement que mon cas n’entre pas dans leur programme, mais qu’il était en train de voir avec le responsable régional basé à Niamey, pour une aide symbolique. Et que je devrais prendre mon mal en patience. Pour combien de temps, je ne sais pas.
N’as-tu pas fais appel aux membres de ta famille au Cameroun ?
J’ai perdu tous mes contacts. Je suis tellement perturbé que même le mot de passe de mon adresse email, je l’ai oublié. Dieu seul sait dans quel état je me trouve actuellement. Je vous dis que je ne dors pas. Je ne sais pas ce qu’ils ont mis dans ma tête lors des tortures. Je dois faire des analyses. Bref, je dois suivre un traitement car ça ne va pas. Je n’arrive même pas à manger normalement si ce n’est des repas en liquide. Et même comme ça dès que je mange mon ventre gonfle et devient dur.
Un mot de la fin ?
Je lance un cri de cœur à toutes les âmes de bonne volonté, de m’aider à retourner chez moi. J’ai même peur car je me dis qu’ils peuvent encore venir me retrouver ici. Si je peux retourner le plus tôt sera le mieux.
Clarisse NJIKAM
Journal L’inDependant
maliactu

