As-tu une idée sur le montant qu’on leur a donné ?
Ils ont tous perçus la somme de 180 000 Fcfa.
Donc si je comprends bien le Mujao a recruté les étrangers ?
En tout cas ceux qui me gardaient étaient Burkinabés et Nigérians d’autant plus qu’ils s’exprimaient même en anglais et à entendre leur conversation, ils sont là pour une mission. Vrai ou faux, je ne sais pas, mais c’est ce que j’ai écouté lors de leur conversation.
Tout en sachant que tu étais là , s’ils avaient des choses de ce genre à se dire, je ne pense pas qu’ils le feraient en ta présence. Ou bien ils avaient oublié que tu étais en prison ?
Non, mais pourquoi est ce qu’ils devaient se méfier de moi ? Je n’étais plus qu’un cadavre. Ils n’attendaient que le feu vert du chef pour m’exécuter ! Donc pour eux je n’allais pas sortir de là vivant.
Comment as-tu alors procédé pour fuir ?
Il y’avait une petite fenêtre derrière la prison et c’est par là que j’ai sauté. En fuyant, il y a un vieux qui passait avec son vélo. C’est ce dernier qui m’a aidé. Il m’a tiré dans la forêt à plus de 8 km d’autant plus que je ne marchais pas. Il a du abandonner son vélo quelque part afin de me venir en aide. Vers 19h, il a fait appel aux notables de Douentza.
Qui sont venus me chercher. Le chef des notables m’a donné à manger et m’a fait des médicaments traditionnels, puisque j’étais sérieusement malade. Il m’a gardé pendant quatre jours, j’ai même du passer la fête de Tabaski avec lui.
Le 4ème jour, il a appelé le commandant de brigade de Sévaré pour lui expliquer mon problème et il a demandé de m’amener. Donc vers 3heures du matin, nous sommes sortis, nous avons contourné toute la forêt, près de 30km à pied, avant de trouver une voiture qui m’a conduit jusqu’à Sévaré. On m’a amené à la Brigade. Et c’est le commandant de brigade de Sévaré qui m’a conduit chez le Colonel. C’est ce dernier qui a appelé la croix rouge à Bamako pour lui soumettre mon problème. La croix rouge a demandé qu’on m’envoie et il m’a mis dans un bus en compagnie de deux militaires qui m’ont escorté jusqu’à Bamako.
Le chef de mission de la croix rouge est venu me chercher à la gare. Il a cherché en vain l’Ambassade ou le consulat du Cameroun au Mali. C’est alors qu’on lui a dit que c’était à Dakar. Il a appelé et l’Ambassadeur lui a donné le numéro du président de l’Union des Camerounais au Mali (Ucama), M Penda Mounoungui. Ce dernier est venu me chercher et je suis pour le moment chez lui.
Que comptes-tu faire maintenant ?
Tout ce dont j’ai besoin, c’est de
Ils ont tous perçus la somme de 180 000 Fcfa.
Donc si je comprends bien le Mujao a recruté les étrangers ?
En tout cas ceux qui me gardaient étaient Burkinabés et Nigérians d’autant plus qu’ils s’exprimaient même en anglais et à entendre leur conversation, ils sont là pour une mission. Vrai ou faux, je ne sais pas, mais c’est ce que j’ai écouté lors de leur conversation.
Tout en sachant que tu étais là , s’ils avaient des choses de ce genre à se dire, je ne pense pas qu’ils le feraient en ta présence. Ou bien ils avaient oublié que tu étais en prison ?
Non, mais pourquoi est ce qu’ils devaient se méfier de moi ? Je n’étais plus qu’un cadavre. Ils n’attendaient que le feu vert du chef pour m’exécuter ! Donc pour eux je n’allais pas sortir de là vivant.
Comment as-tu alors procédé pour fuir ?
Il y’avait une petite fenêtre derrière la prison et c’est par là que j’ai sauté. En fuyant, il y a un vieux qui passait avec son vélo. C’est ce dernier qui m’a aidé. Il m’a tiré dans la forêt à plus de 8 km d’autant plus que je ne marchais pas. Il a du abandonner son vélo quelque part afin de me venir en aide. Vers 19h, il a fait appel aux notables de Douentza.
Qui sont venus me chercher. Le chef des notables m’a donné à manger et m’a fait des médicaments traditionnels, puisque j’étais sérieusement malade. Il m’a gardé pendant quatre jours, j’ai même du passer la fête de Tabaski avec lui.
Le 4ème jour, il a appelé le commandant de brigade de Sévaré pour lui expliquer mon problème et il a demandé de m’amener. Donc vers 3heures du matin, nous sommes sortis, nous avons contourné toute la forêt, près de 30km à pied, avant de trouver une voiture qui m’a conduit jusqu’à Sévaré. On m’a amené à la Brigade. Et c’est le commandant de brigade de Sévaré qui m’a conduit chez le Colonel. C’est ce dernier qui a appelé la croix rouge à Bamako pour lui soumettre mon problème. La croix rouge a demandé qu’on m’envoie et il m’a mis dans un bus en compagnie de deux militaires qui m’ont escorté jusqu’à Bamako.
Le chef de mission de la croix rouge est venu me chercher à la gare. Il a cherché en vain l’Ambassade ou le consulat du Cameroun au Mali. C’est alors qu’on lui a dit que c’était à Dakar. Il a appelé et l’Ambassadeur lui a donné le numéro du président de l’Union des Camerounais au Mali (Ucama), M Penda Mounoungui. Ce dernier est venu me chercher et je suis pour le moment chez lui.
Que comptes-tu faire maintenant ?
Tout ce dont j’ai besoin, c’est de

