ient d’être devancé en termes d’images par Diego, Pelé répliquera par un DVD "Pelé Eterno" sorti en 2004 et qui édifiera les nouvelles générations par les buts en rafale qu’il a inscrits. Petit problème : au moins 400 buts (notamment ceux de ses débuts) n’ont pas été filmés. Juste 400 buts manquants, une paille… Détail amusant : Maradona, roi de l’image TV, sombra dans la jalousie mortelle en voyant Messi sur le point de le dépasser. Comme avec Pelé en noir et blanc ringard, c’était au tour de Diego d’être dépassé par les technologies nouvelles : avec Internet (YouTube, Dailymotion, etc.), Messi a scotché le monde entier à la vitesse-seconde lors de son but inouï contre Getafe (2007), éclipsant le même but en slalom de Diego contre l’Angleterre au Mundial 86.
Pelé n’était pas aussi rock’n’roll que Maradona ? Son statut de "gentil Noir" toujours souriant, émotif, propre sur lui et vecteur éducatif de l’enfance (UNESCO) avait et a toujours un côté énervant, d’autant plus qu’il s’est vendu à tous les annonceurs pub de la planète. Mais c’est oublier que Pelé est petit-fils d’esclave (au Brésil, l’esclavage ne fut officiellement aboli qu’en 1888)… Alors oui, quand il est devenu célèbre, il s’est efforcé de bien "représenter" son peuple en étant clean, poli et souriant, apolitique et sans jamais parler ouvertement de racisme (sans être dupe des discriminations trop souvent occultées là -bas). Plus tard, les footballeurs noirs et métis du Brésil ont pu se lâcher pleinement sur le terrain et dans la vie. Grâce à la reconnaissance sportive et "citoyenne" de leur sublime aîné qui avait déblayé pour eux la route encombrée de préjugés en affichant le profil forcément réducteur et neuneu du "gentil Noir". C’est aussi ça le talent d’Edson Arantes…
Pelé n’était pas aussi rock’n’roll que Maradona ? Son statut de "gentil Noir" toujours souriant, émotif, propre sur lui et vecteur éducatif de l’enfance (UNESCO) avait et a toujours un côté énervant, d’autant plus qu’il s’est vendu à tous les annonceurs pub de la planète. Mais c’est oublier que Pelé est petit-fils d’esclave (au Brésil, l’esclavage ne fut officiellement aboli qu’en 1888)… Alors oui, quand il est devenu célèbre, il s’est efforcé de bien "représenter" son peuple en étant clean, poli et souriant, apolitique et sans jamais parler ouvertement de racisme (sans être dupe des discriminations trop souvent occultées là -bas). Plus tard, les footballeurs noirs et métis du Brésil ont pu se lâcher pleinement sur le terrain et dans la vie. Grâce à la reconnaissance sportive et "citoyenne" de leur sublime aîné qui avait déblayé pour eux la route encombrée de préjugés en affichant le profil forcément réducteur et neuneu du "gentil Noir". C’est aussi ça le talent d’Edson Arantes…

