CAMEROUN/FÉLIX TONYE MBOG:« UNE NOUVELLE REFONDATION S’IMPOSE »
Nommé ministre de la Jeunesse et des Sports le 24 juillet 1972, c’est lui qui est à la manoeuvre d’une politique de rénovation du sport national baptisa l’équipe du Cameroun de ce nom original. Il évoque ici le présent et l’avenir de son «bébé».
Quelle est la réaction de celui «qui créa les Lions indomptables » quant à l’actualité triste de ceux-ci ?
Ma réaction est celle d’un géniteur qui voit que le rejeton a atteint l’âge de la maturité. Certes, comme partout ailleurs où s’exerce l’activité humaine, il y a eu des hauts et des bas dans le parcours des Lions indomptables.
Dire qu’il faut réformer est peutêtre vague. Sur quels volets devrait-on mettre l’accent ?
La rénovation que j’appelle de tous mes voeux pourrait concerner deux volets : l’infrastructurel et le technique. Au niveau infrastructurel, le vieux stade Ahmadou Ahidjo, construit en 1972, a déjà fait son temps à 40 ans. Il faut en construire d’autres. Sur le volet technique, une refondation du football et de l’ensemble du mouvement sportif devrait s’opérer. Il faut réorganiser le championnat national, restructurer le fonctionnement des sélections et faire de la programmation de la base au sommet.
Les championnats cadets et juniors devraient exister, de sorte que le championnat national des seniors ne soit que l’aboutissement des compétitions au niveau national. Il faut sortir de l’improvisation actuelle, qui consiste à aller ramasser des joueurs (et parfois des entraîneurs) à quelques jours de la compétition. Il ne suffit pas de rassembler des joueurs, fussent-ils de stars, pour en faire une bonne équipe compétitive.
Le football est un sport collectif où les automatismes doivent être travaillés longtemps à l’avance ; il me semble que c’est comme cela que l’Espagne, par exemple, a procédé pour dominer l’Europe et le monde.
Nommé ministre de la Jeunesse et des Sports le 24 juillet 1972, c’est lui qui est à la manoeuvre d’une politique de rénovation du sport national baptisa l’équipe du Cameroun de ce nom original. Il évoque ici le présent et l’avenir de son «bébé».
Quelle est la réaction de celui «qui créa les Lions indomptables » quant à l’actualité triste de ceux-ci ?
Ma réaction est celle d’un géniteur qui voit que le rejeton a atteint l’âge de la maturité. Certes, comme partout ailleurs où s’exerce l’activité humaine, il y a eu des hauts et des bas dans le parcours des Lions indomptables.
Dire qu’il faut réformer est peutêtre vague. Sur quels volets devrait-on mettre l’accent ?
La rénovation que j’appelle de tous mes voeux pourrait concerner deux volets : l’infrastructurel et le technique. Au niveau infrastructurel, le vieux stade Ahmadou Ahidjo, construit en 1972, a déjà fait son temps à 40 ans. Il faut en construire d’autres. Sur le volet technique, une refondation du football et de l’ensemble du mouvement sportif devrait s’opérer. Il faut réorganiser le championnat national, restructurer le fonctionnement des sélections et faire de la programmation de la base au sommet.
Les championnats cadets et juniors devraient exister, de sorte que le championnat national des seniors ne soit que l’aboutissement des compétitions au niveau national. Il faut sortir de l’improvisation actuelle, qui consiste à aller ramasser des joueurs (et parfois des entraîneurs) à quelques jours de la compétition. Il ne suffit pas de rassembler des joueurs, fussent-ils de stars, pour en faire une bonne équipe compétitive.
Le football est un sport collectif où les automatismes doivent être travaillés longtemps à l’avance ; il me semble que c’est comme cela que l’Espagne, par exemple, a procédé pour dominer l’Europe et le monde.

