sés si le format de l'émission avait permis la contradiction :
- l'argument du conflit politique intra-camerounais nord-sud passe facilement auprès d'un public français pour qui l'Afrique est juste un ramassis de tribus qui se mangent entre elles, mais il est très léger et complètement erroné. Mohamed Iya a succédé à Issa Hayatou, qui était déjà natif de Garoua et Président de la Fédération donc. Nous avons plutôt à faire à un conflit entre le Ministère des Sports (dont l'essentiel de la politique est de s'occuper des Lions Indomptables, généreux pourvoyeurs de missions en Occident et de visibilité politique) et la FECAFOOT. Or, le ministre actuel est originaire de Garoua, et pousse même l'esprit d'appartenance à sa région jusqu'à s'appeler... Adoum Garoua. Où est donc le conflit nord-sud là où un natif de Garoua est mis au placard par un dénommé Garoua, originaire de Garoua, ville du nord-Camreroun ?
- Denis Lavagne évoque la dégringolade du Cameroun au classement FIFA, et prétend exploiter cette donnée pour établir le bilan de Samuel Eto'o en tant que capitaine. C'est oublier trop facilement qu'un capitaine, par ailleurs suspendu pendant quasi une année, soit un tiers de son "mandat", n'est qu'un joueur, et ne peut donc être comptable des résultats d'une équipe.
- L'auteur du reportage prétend n'avoir rien transformé, ce qui au mieux relève de la naïveté, au pire est une forme d'escroquerie intellectuelle. Lorsque vous prenez des images et que vous les montez pour les diffuser ensuite, vous transformez nécessairement la réalité. On se méfiera donc de celui qui déclare d'emblée qu'il n'a rien transformé. Et on ne s'étonnera pas de l'entendre ensuite présenter l'intervention d'Eto'o à la suite d'Akono comme une prise de parole intempestive, alors que dans le reportage on voit le capitaine qui lève la main, et on l'entend bel et bien dire "s'il vous plaît, coach", avant de prendre la parole.
- Denis Lavagne revient ensuite sur sa fonction de sélectionneur et des difficultés qu'il a rencontrées. Bon, comme nous le disions déjà sur ces mêmes colonnes au moment de sa nomination, il connaissait suffisamment le Cameroun pour savoir ce qui l'attendait. Il est le dernier à pouvoir dire qu'il n'était pas avertit des moeurs locales.
Samuel Eto'o, à défaut ou en attendant un droit de réponse chez BEIN Sport, a pour sa part honoré une invitation du Canal Football Club. Entre une ou deux sorties typiques du personnage ("Samuel, il est comme ça", dirait Makoun), ce qui
- l'argument du conflit politique intra-camerounais nord-sud passe facilement auprès d'un public français pour qui l'Afrique est juste un ramassis de tribus qui se mangent entre elles, mais il est très léger et complètement erroné. Mohamed Iya a succédé à Issa Hayatou, qui était déjà natif de Garoua et Président de la Fédération donc. Nous avons plutôt à faire à un conflit entre le Ministère des Sports (dont l'essentiel de la politique est de s'occuper des Lions Indomptables, généreux pourvoyeurs de missions en Occident et de visibilité politique) et la FECAFOOT. Or, le ministre actuel est originaire de Garoua, et pousse même l'esprit d'appartenance à sa région jusqu'à s'appeler... Adoum Garoua. Où est donc le conflit nord-sud là où un natif de Garoua est mis au placard par un dénommé Garoua, originaire de Garoua, ville du nord-Camreroun ?
- Denis Lavagne évoque la dégringolade du Cameroun au classement FIFA, et prétend exploiter cette donnée pour établir le bilan de Samuel Eto'o en tant que capitaine. C'est oublier trop facilement qu'un capitaine, par ailleurs suspendu pendant quasi une année, soit un tiers de son "mandat", n'est qu'un joueur, et ne peut donc être comptable des résultats d'une équipe.
- L'auteur du reportage prétend n'avoir rien transformé, ce qui au mieux relève de la naïveté, au pire est une forme d'escroquerie intellectuelle. Lorsque vous prenez des images et que vous les montez pour les diffuser ensuite, vous transformez nécessairement la réalité. On se méfiera donc de celui qui déclare d'emblée qu'il n'a rien transformé. Et on ne s'étonnera pas de l'entendre ensuite présenter l'intervention d'Eto'o à la suite d'Akono comme une prise de parole intempestive, alors que dans le reportage on voit le capitaine qui lève la main, et on l'entend bel et bien dire "s'il vous plaît, coach", avant de prendre la parole.
- Denis Lavagne revient ensuite sur sa fonction de sélectionneur et des difficultés qu'il a rencontrées. Bon, comme nous le disions déjà sur ces mêmes colonnes au moment de sa nomination, il connaissait suffisamment le Cameroun pour savoir ce qui l'attendait. Il est le dernier à pouvoir dire qu'il n'était pas avertit des moeurs locales.
Samuel Eto'o, à défaut ou en attendant un droit de réponse chez BEIN Sport, a pour sa part honoré une invitation du Canal Football Club. Entre une ou deux sorties typiques du personnage ("Samuel, il est comme ça", dirait Makoun), ce qui

