. Quelques rafales mettent fin à sa vie, ainsi qu'à celle de douze de ses conseillers. Comme une façon de tuer le symbole une seconde fois, il est enterré sommairement, comme un vulgaire personnage. L'onde de choc provoquée par son décès, dans la jeunesse africaine et notamment burkinabé, pousse le régime à lui donner une sépulture plus convenable plus tard. Son «ami» de longue date Blaise Compaoré (avec qui il partage le même dortoir lors de leur formation à l'Ecole militaire interarmes de Yaoundé au Cameroun) prend le pouvoir après sa mort, et prétend avoir agi ainsi parce que Sankara projetait de l'assassiner. Jusqu'aujourd'hui, ses propos n'ont jamais convaincu grand monde.

