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SANKARA - HOMME FORT DE OUAGA - RIP SANKARA - HOMME FORT DE OUAGA - RIP a écrit le 17 octobre 2012 à 14h22
il fait sensation en s'opposant au paiement de la dette des Africains envers l'Occident. Lors d'un sommet de l'Organisation de l'unité africaine (Qua) à Addis-Abeba, il s'écrie «Je dis que les Africains ne doivent pas payer la dette. Celui qui n'est pas d'accord peut sortir tout de suite, prendre son avion et aller à la Banque mondiale pour payer». Du jamais vu dans une Afrique entièrement soumise à la volonté des puissances occidentales!


Des erreurs du jeune leader.

Dans l'enthousiasme de la révolution, il remplace 2600 instituteurs par des révolutionnaires, peu qualifiés. Pour faire contrepoids à l'armée, il encourage la création des milices, qui finit par instaurer l'insécurité dans le pays. Par ailleurs, il muselle la presse, et met en prison quelques uns de ses opposants. Un conflit frontalier va conduire à des affrontements avec le Mali, durant lesquels prés de 100 personnes perdent la vie.

Lors du 4ème anniversaire de la révolution, Sankara reconnaît quelques-unes de ses erreurs, et décide d'infléchir certains aspects de la révolution. On lui prête notamment la phrase: «Je préfère faire un pas avec le peuple, que cent sans le peuple». L'attitude de Sankara, et la grande popularité dont il jouit au sein de la jeunesse africaine finit par lui attirer la méfiance de ses voisins, et de certains pays occidentaux, dont la France. Mais comme souvent, l'ennemi ne vient pas de loin. Des rumeurs de complot bruissent. Sankara les entend, et on lui prête les propos suivants: «On peut tuer un homme, mais on ne peut pas tuer ses idées», ou commentant l'attitude de Blaise Compaoré «Le jour que vous entendrez que Blaise Compaoré prépare un coup d'Etat contre moi, ce n'est pas la peine de me prévenir. Car, ce serait trop tard». Ce qui est certain, c est que le capitaine Compaoré ignore les recommandations de Sankara, et vit dans un luxe insolent. Il a également épousé un membre de la famille d'Houphouët-Boigny, le président de la Côte d'Ivoire, un pays qui voit Sankara d'un mauvais œil, qui digère mal les discours de Sankara, et qui craint qu'il fasse tache d'huile en Afrique.

Le jour de l'imparable.

Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est en réunion avec des conseillers quand des bruits d'armes automatiques résonnent. Il aurait dit à ses conseillers «Restez, c'est à moi qu'ils en veulent». Il sort du palais, en short, les mains en l'air, mais visiblement les mutins n'avaient pas pour consigne de l'arrêter, mais de le tuer. Quelques rafales mettent fin à sa vie, ainsi
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