mais il faudrait quand même un jour que les joueurs, les dirigeants, prennent aussi leurs responsabilités. Dans un vestiaire, il est presque normal qu’il existe une hiérarchie entre joueurs. Plus ou moins forte. Mais dans l’équipe du Cameroun, Samuel Eto’o décide que certains joueurs peuvent s’exprimer, alors que d’autres ont juste le droit de se taire. Ce n’est pas un fonctionnement acceptable pour une sélection.
Est-ce que ce climat explique les mauvais résultats de la sélection camerounaise ?
Pas seulement. On vit toujours dans le passé au Cameroun, donc on ne peut pas construire l’avenir. Ils font sans cesse références aux grandes équipes de ces trente dernières années. Mais pendant que le Cameroun se gargarise de ses victoires passées, les autres sélections travaillent. Toutes les sélections africaines possèdent désormais des joueurs qui évoluent en Europe sauf qu’elles n’ont pas ce complexe de supériorité. Bref, sur le terrain, ils courent. Et puis, côté infrastructures, on n’a pas un terrain valable. Le seul qui a été construit ces dernières années est un synthétique payé par la FIFA. Pour le reste : Jean-Paul Akono n’avait pas travaillé depuis son limogeage à la tête de la sélection tchadienne il y a dix ans. Il passe son temps sur les plateaux TV ou dans les studios de radio mais demeure un incapable. Il se glorifie d’avoir remporté un titre olympique en 2000 alors qu’il n’était qu’assistant. Comme par hasard, le jour où Pierre Lechantre (l’entraîneur des Lions à Sydney) est parti, il n’a plus rien gagné. Je ne sais pas à quoi servent les quatre personnes censées assurer l’animation de la DTN. Et j’ai beaucoup de doutes sur les critères de sélection des entraîneurs nationaux.
Vous suggérez qu’ils touchent des contreparties financières pour choisir certains joueurs ?
Ce sont les bruits qu’on entend. Sûrement pas que des rumeurs. Je sais juste que les joueurs surnomment les entraîneurs nationaux "Western Union" ou monsieur "Moitié-Moitié".
Propos recueillis par Joachim Barbier
A lire sur Sofoot
Est-ce que ce climat explique les mauvais résultats de la sélection camerounaise ?
Pas seulement. On vit toujours dans le passé au Cameroun, donc on ne peut pas construire l’avenir. Ils font sans cesse références aux grandes équipes de ces trente dernières années. Mais pendant que le Cameroun se gargarise de ses victoires passées, les autres sélections travaillent. Toutes les sélections africaines possèdent désormais des joueurs qui évoluent en Europe sauf qu’elles n’ont pas ce complexe de supériorité. Bref, sur le terrain, ils courent. Et puis, côté infrastructures, on n’a pas un terrain valable. Le seul qui a été construit ces dernières années est un synthétique payé par la FIFA. Pour le reste : Jean-Paul Akono n’avait pas travaillé depuis son limogeage à la tête de la sélection tchadienne il y a dix ans. Il passe son temps sur les plateaux TV ou dans les studios de radio mais demeure un incapable. Il se glorifie d’avoir remporté un titre olympique en 2000 alors qu’il n’était qu’assistant. Comme par hasard, le jour où Pierre Lechantre (l’entraîneur des Lions à Sydney) est parti, il n’a plus rien gagné. Je ne sais pas à quoi servent les quatre personnes censées assurer l’animation de la DTN. Et j’ai beaucoup de doutes sur les critères de sélection des entraîneurs nationaux.
Vous suggérez qu’ils touchent des contreparties financières pour choisir certains joueurs ?
Ce sont les bruits qu’on entend. Sûrement pas que des rumeurs. Je sais juste que les joueurs surnomment les entraîneurs nationaux "Western Union" ou monsieur "Moitié-Moitié".
Propos recueillis par Joachim Barbier
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