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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Benson Benson a écrit le 4 octobre 2012 à 17h10
(...)Voilà, mot pour mot, ce qu’avait déclaré le richissime président au mois de février dernier, pendant la trêve qui précédait les play-offs. La première prophétie s’est déjà réalisée, et pourtant, c’était mal embarqué, puisque l’Anzhi devait débuter les play-offs à la huitième position. Voilà peut-être là la preuve que Kerimov est sûr de son coup, sûr de sa force, sûr de ses moyens.

Il faut dire que les moyens, il les a mis, le bougre. En deux ans, le patron de l’Anzhi a dépensé quelques 136 millions d’euros pour faire venir dans son trou paumé Roberto Carlos, Samba, Zhirkov, Eto’o, Dzsudzsák, Boussoufa, Jucilei ou Lassana Diarra. Une stratégie qui n’est évidemment pas sans rappeler celle de Manchester City ou du PSG cette saison (à plus petite échelle, hein), même si Kerimov a dû être confronté à un problème supplémentaire : convaincre des joueurs renommés de venir se terrer au Daguestan, une région pas franchement réputée pour son style de vie irréprochable. Un compromis a rapidement été trouvé : les joueurs habiteront à Moscou, à 1800 kilomètres de Makhachkala, et ne se rendront au Daguestan que pour les matchs à domicile. Bonne pioche. L’Anzhi nouvelle formule met un peu de temps à se mettre en place, mais commence à sérieusement monter en puissance à la fin des play-offs. Grâce à une victoire de renom face au Lokomotiv Moscou ou un succès 3-0 sur la pelouse du Spartak, les Dikaïa Divisiïa – c’est comme ça qu’ils sont surnommés – arrachent une cinquième position, qualificative pour le tour préliminaire de l’Europa League.

Milieu solide, attaque de feu

Justement, c’est lors de ces tours préliminaires que l’Anzhi va prouver son nouveau rang. Lors du dernier tour de qualification, il flanque une fessée à l’AZ Alkmaar (5-0 aux Pays-Bas…), prouvant ainsi qu’il a désormais envie que tout le monde le prenne au sérieux. Idem pour le premier match de l’Europa League. À Udine, dans un stade plutôt hostile (même si, cette saison, l’Udinese a du mal), les Russes ont bien failli s’imposer, mais ont subi le retour des Frioulans à la dernière minute. Un signal fort, toutefois, dans un groupe où il va falloir cravacher pour se qualifier (groupe de Liverpool). Mais est-il possible qu’une équipe qui figurait encore en Deuxième division il y a trois ans soit désormais le nouvel épouvantail du football russe, un football en constante évolution depuis quelques années ? À regarder l’équipe type, on aurait envie de dire que oui. Le milieu de terrain est désormais ultra-solide, avec un tandem Lass-Jucilei en s
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