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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Benson Benson a écrit le 13 septembre 2012 à 3h37
(...)Quand on compare leur jeu en club à celui avec leur sélection nationale au Cap-Vert, on se dit qu'ils n’étaient pas les mêmes. C’est sûr, il y a eu de la suffisance de la part des joueurs. Même si on les a prévenus avec des images de l’équipe adverse que cela allait être difficile sur les coups de pied arrêtés, il est évident que sans motivation, sans détermination, il arrive ce qui leur est arrivé. Les joueurs cadres ont manqué de motivation. S’ils pensent que c’est parce qu’ils sont les Lions Indomptables et qu’il suffit de mettre le maillot, et le match est gagné sans faire les efforts nécessaires, ils ont tout faux. Et au Ca –Vert, on a eu tout faux pendant une bonne demi-heure, voire pendant toute la première période. Après, quand ils ont réagi, c’était trop tard.

RFI : Est-ce que les joueurs du Cameroun ont honte de ce qui s’est passé sur le terrain ?

Denis Lavagne : Je peux vous dire qu’après le match dans le vestiaire c’était un grand silence. Les joueurs avaient la tête baissée, tout le monde était concerné. Personne n’arrive à expliquer ce qui leur est arrivé. Ils sont mal. Dire qu’on a envie et transformer cette envie en actes, cela demande de faire des efforts, de se faire mal, et c’est cela qui a manqué. J’ai vu une équipe du Cap-Vert avec des joueurs qui pendant 90 minutes étaient présents, couraient, faisaient des efforts, étaient solidaires, et puis notre équipe qui n’était pas cela.

RFI : Vous aviez convoqué Samuel Eto’o pour le match aller, et il avait décliné la sélection jusqu’à nouvel ordre. Est-ce que vous allez le convoquer pour le match retour ?

Denis Lavagne : On va voir, on va réfléchir. Il est certain qu’on a besoin de joueurs qui ont envie de jouer. Eto’o n’avait pas envie. Est-ce qu’un mois plus tard il va avoir cette envie, je n’en sais rien. Il va falloir qu’on réfléchisse à la question. On a trois semaines avant de se retrouver en stage et on va avoir le temps de réfléchir.

RFI : Cela fait longtemps que vous travaillez au Cameroun. Est-ce que vous vous sentez soutenu par la Fédération camerounaise, par la Fécafoot, dans ce moment délicat ?

Denis Lavagne : Pour l’instant il n’y a pas de problème avec la Fécafoot. Le contexte du football camerounais est compliqué entre le ministère, la Fécafoot, il y a beaucoup de conflits qui ne facilitent pas le travail de l’entraîneur, du staff technique et des joueurs. Mais ce n’est pas cela qui empêche les joueurs de faire des efforts et d’être présents sur le terrain. Il faut en faire abstraction et s’occuper du
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