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Mokolo Mokolo a écrit le 30 août 2012 à 15h51
@ tous


CAMEROUN::SOCIETE
Cameroun/Consommation:Le vin de palme a la cote

Cameroun/Consommation:Le vin de palme a la coteCette boisson est de plus en plus prisée dans la ville de Yaoundé et ses environs.Les hangars à vin de palme du carrefour Nkoabang n’ont aucune minute de répit ce samedi 25 août.

Il est à peine dix heures, et déjà les consommateurs de «matango» arpentent le secteur. Le samedi étant un jour de repos pour la plupart des travailleurs, le phénomène s’érige en effet de mode, avec des consommateurs de toutes générations. Cependant, l’aspect le plus important ici reste économique.

Dans la localité de Nkoabang, les consommateurs de vin de palme se comptent par dizaine. Cela fait beaucoup de bien aux vendeuses, d’autant plus que le «matango» se boit ici en complément ou au détriment de la bière. Même les jeunes sont charmés par cet alcool bio, à en croire l’un d’eux: «je préfère ça à la bière, en plus ça ne coûte pas cher.» Les prix varient selon la capacité du verre. Ils vont de 100, 150, 200, à 300F Cfa le verre. Il y a la possibilité de s’offrir la bouteille d’une capacité de 1,5l à environ 300F Cfa, ou 5l à partir de 500F Cfa.

Les vendeuses achètent ce vin auprès des cueilleurs qui exercent dans des villages périphériques. Elles l’obtiennent à 3000 F Cfa le bidon de 20l qu’elles revendent à 4000F Cfa le bidon, soit 1000F Cfa de bénéfices par bidon.

Les affaires ne vont pas toujours aussi bien ailleurs, au lieu dit Flamenco au quartier Madagascar, une vendeuse de vin de palme se plaint du climat actuel, peu propice pour les affaires. Celle-ci achète quatre bidons chez un fournisseur originaire comme elle du Nord-Ouest. Elle ne récolte alors que 2000F Cfa de bénéfices par jour. «Ça passe surtout en saison sèche», explique-t-elle.

A côté du vin de palme, d’autres boissons de fabrication locales attirent les consommateurs d’alcool. Le critère prix reste la principale raison.

Le bili-bili, boisson du Nord-Cameroun, et ses calebasses à 100F Cfa sont très prisées au quartier estudiantin Bonamoussadi. C’est aussi le cas de «l’odontol», qui coule à flot dans un coin du quartier Essomba, de 50 à 100F Cfa le verre, au grand bonheur de certains alcooliques.
©journallactu.com : Aubin-Stève Medou(stagiaire)
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