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Toli Sous le Manguier

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Bao Bao a écrit le 26 février 2005 à 8h38
Cher(e)s tolieurs

Je n'ai pas vérifié le dégré de véracité de telles informations . Avec la mort de Biya décrétée l'an dernier par certains spécialistes de la désinformation ou des cannulars , je reste désormais très prudent vis-à-vis de ce que je qualifiérai tout simplement d'entreprises basses (attaques personnelles rélévant plus de l'idiotie que du bon sens..)

http://www.africanindependent.com/cam_biya_malade_complots022105.html


CAMEROUN
Malade en phase terminale, Biya est évacué en Europe pour une durée indéterminée
Le président camerounais laisse un palais sous la hantise des complots de renversement du pouvoir. En dehors du spectre de Guérandi, qui risque d’avoir achevé le malade Biya, Atangana Mebara, les Meka et d’autres tribalistes ourdissent un coup d’Etat de palais.
Par Ndzana Seme

NEW YORK 02/21/2005 – C’est dans un secret total que Paul Biya était évacué en fin de semaine dernière dans un hôpital européen dont le nom est tout sussi gardé secret, selon une source de Yaoundé proche du pouvoir. Le président camerounais, qui risque de ne jamais revenir, laisse derrière lui un panier à crabes de gouvernement, une succession non réglée qui aiguise des couteaux, et un désastre social et économique qui augure du chaos qu’il promit aux Camerounais en 1992.

Selon une source proche de l’Elysée et qui requiert l’anonymat, la maladie du président camerounais est en phase terminale et il risque bien de ne pas s’en sortir. Ce qui veut dire clairement que les multiples postes vacants dans la function publique et dans les missions diplomatiques camerounaises resteront vacants pour une durée indéterminée.

Evidemment, les dernières larmes du crocodile Paul Biya pour son septenat en cours, à savoir que l’”erreur n’est plus premise” cette fois-ci, parce qu’il entendrait “Sortir le Cameroun du sous-développement et le faire accéder à la modernité”, tomberont une fois de plus dans un océan des voeux pieux dont les Camerounais sont déja habitués, d’autant plus qu’il n’a pas d’autre remède pour achever son rêve que l’endettement auprès du FMI et de la Banque mondiale.

Le plus épineux des problèmes, celui qui met à rude épreuve les nerfs des jeunes loups aux dents longues, est la succession de Paul Biya. Le dernier coup d’Etat du Togo et sa mise en échec par les autorités institutionneles africaines fait aujourd’hui réculer le general René Claude Meka et ses officiers bulu et beti dans leur plan initial d’opérer un coup d’Etat similaire si Biya décédait.

La giffle que les Africains, menés par le président de l’UA Oléségun Obasanjo et son secrétaire général Alpha Oumar Konaré, viennent d’infliger à Jacques Chirac et à la France, en demandant notamment le “retour inconditionnel à l’ordre constitutionnel” – qui signifie clairement la démission du Bébé Doc Faure Gnassingbé, la réinstallation du président de l’AN et la tenue des élections présidentielles dans les délais constitutionnels – sous peine de sanctions et même d’intervention militaire, et non pas la seule exigence de l’organisation des élections que l’Elysée cherchait à faire accepter afin de maintenir son poulain Faure au pouvoir à l’issue de fraudes électorales, est un avertissement pour le général Meka, son neveu Ze Meka à la tête de la défense nationale, et les autres officiers tribalistes bulu et beti qui ont plannifié un tel coup d’Etat au Cameroun.

Avec le camouflet reçu au Togo et les menaces de la mettre dehors en Côte d’Ivoire, la France est entrain de revoir ses stratégies d’intervention militaire en Afrique francophone. Car les “accords de coopération” signés en 1960 deviennent manifestement et de fait caducs depuis que les Africains, à travers leurs institutions panafricaines, ont adoptés des solutions africaines aux problèmes du Continent, y compris l’intervention armée.

C’est ainsi que l’épouvantail brandi la semaine dernière, avec la visite officielle du chargé de la défense au ministère français des affaires étrangères, paraît aux yeux des observateurs avisés comme un battement de l’aile de l’Elysée qui est maintenant très hésitante quant à engager ses coûteuses troupes en Afrique en cette période précise.

Ceci revient à dire que les défenseurs de la solution de libération armée n’ont pas de meilleure opportunité que maintenant pour renverser les dictatures en Afrique francophone. S’ils attendent que la France s’en sorte à bon compte de ses pétrins de Côte d’Ivoire et du Togo, nous serons repartis pour 45 autres années de néoclonialisme, de dictature et de paupérisation de nos populations.

Ces derniers mois, des bruits ont couru sur une solution de coup d’Etat de palais à Etoudi. Il s’agit alors d’un plan de renverser Paul Biya par un "coup d'Etat médico-constitutionnel" comme Ben Ali le fit avec Bourghiba en Tunisie, de le mettre bien à l’abri de toute poursuite judiciaire future, et de placer, avec la bénédiction de la France, un autre suppôt au pouvoir.

Le suppôt en question serait Atangana Mebara et le complot impliquerait Pierre-Désiré Engo du côté financier et les Meka du côté militaire. Le nouveau pouvoir aurait alors la chance de verser la poudre du changement aux yeux des Camerounais, afin de continuer tranquillement la politique du tribalisme, de la corruption et du vol de Paul Biya.

La dernière sortie médiatique du capitaine Guérandi est venue donner des sueurs froides aux comploteurs du palais. Car un mouvement de libération en ce moment précis compliquerait leur tâche, en les contraignant à une lutte de factions qui aboutirait à un impasse comme en Côte d’Ivoire. Seul le temps nous en dira plus.
Merci de patienter...
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