et l’administration douanière menaçait de saisir le véhicule pour le mettre aux enchères. Mon intervention a ramené de l’ordre et Fotso victor a tenu, par la suite à me dire merci. Il m’a présenté son fils, de fil en aiguille nous sommes devenus amis depuis …1993 » précise le ministre d’Etat Marafa. Le rôle d’Ymf est donc logique. En tant Directeur général de la camair, il devait prendre part à la réunion que je convoquais, par ce que, La camair assure la maintenance des avions présidentiels. Elle leur accorde un numéro de vol, et une autorisation de survol. De plus, à chaque déplacement du chef de l’Etat, les techniciens de la Camair font partie de l’équipage. Il était donc logique que le « directeur général » de la camair (qu’il faut dissocier de la personne de Fotso) fasse partie de la réunion de concertation convoquée au palais par mes soins. « D’ailleurs, à l’issue de ladite réunion, je n’ai instruit ni donné aucun ordre pour le décaissement d’une quelconque somme à l’endroit de Gia » tranche l’ex-ministre d’Etat. Le contexte se prête à la nomination d’Yves Michel Fotso. En 2000, le mont Cameroun avion camair fait un accident à Roissy. Janvier 2001, air Afrique dépose le bilan et une opportunité s’offre à la camair il faut la saisir. Pour mener à bien cette ambition, il faut un homme d’affaires averti. C’est je crois, ce qui a motivé le choix d’Yves Michel Fotso. Alors, Le conseil d’administration de la camair décide de l’achat d’un Boeing 747 pour 15 à 18 mensualités de paiement. Et, un 767 pour 06 mois de mensualités de paiement.
Marafa, Fotso et Gia
« Je n’avais jamais entendu parler de Gia, je ne connaissais pas l’existence de cette société. C’est le directeur général de la camair, qui nous l’a présenté. Il nous a laissé entendre qu’elle offrait une opportunité de financement innovant, qu’il fallait saisir. Il nous a parlé de la SBLC (Stand by letter of credit). Ce qui ne nécessitait pas forcément un dépôt d’argent. Elle n’exigeait pas de garantie. Une simple lettre et le tour était joué. Comment douter d’une société qui avait un contrat avec Boeing ? Le géant américain ? Et qui venait de signer un contrat avec la Indian Airways à qui elle offrait une demi-douzaine d’avions ? Une société comme Indian Airways vaut 30 fois la camair » répond l’accusé Marafa face aux questions de son conseil. Lorsque l’accusation revient à la charge sur ce sujet, relevant au passage l’intérêt de l’ancien confident du chef de l’Etat dans cette affaire, l’ex-MinatD précisera : « Gia était une société très
Marafa, Fotso et Gia
« Je n’avais jamais entendu parler de Gia, je ne connaissais pas l’existence de cette société. C’est le directeur général de la camair, qui nous l’a présenté. Il nous a laissé entendre qu’elle offrait une opportunité de financement innovant, qu’il fallait saisir. Il nous a parlé de la SBLC (Stand by letter of credit). Ce qui ne nécessitait pas forcément un dépôt d’argent. Elle n’exigeait pas de garantie. Une simple lettre et le tour était joué. Comment douter d’une société qui avait un contrat avec Boeing ? Le géant américain ? Et qui venait de signer un contrat avec la Indian Airways à qui elle offrait une demi-douzaine d’avions ? Une société comme Indian Airways vaut 30 fois la camair » répond l’accusé Marafa face aux questions de son conseil. Lorsque l’accusation revient à la charge sur ce sujet, relevant au passage l’intérêt de l’ancien confident du chef de l’Etat dans cette affaire, l’ex-MinatD précisera : « Gia était une société très

