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Toli Sous le Manguier

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Le 27eme Lecteur Le 27eme Lecteur a écrit le 12 août 2012 à 10h45
Procès Marafa
Et si Marafa avait raison…
Le jeudi 09 août, l’ex –MinatD a présenté sa défense à la barre. D’une consistance cohérente et désarmante.
L’air serein, documents à la main, costume sombre, c’est à 13 heures 28 minutes exactement que l’ « accusé Marafa », fait son entrée dans la salle d’audience du tribunal de grande instance du Mfoundi. A ses côtés, Yves Michel Fotso et Julienne Mbounda. Tous les trois sont accusés de coaction, et complicité de coaction de détournement de deniers publics dans l’affaire de l’acquisition de l’avion présidentiel.
Le choc des arguments
Pendant plus de 8 heures d’horloge, d’une voix lente, mais sûre, de manière à se faire entendre de la collégialité et des personnes présentes dans la salle d’audience, l’ex-secrétaire d’Etat aux finances, a donné des explications aux camerounais, et à l’opinion internationale, sur son rôle véritable par rapport aux faits qui lui sont reprochés. Depuis près de 67 jours, Marafa avait mis fin à une activité épistolaire qui avait ébranlé la république. L’audience de jeudi dernier, très attendue, a été très courue. Elle offrait enfin l’occasion à l’ex- Sg/Pr de présenter sa défense. Il a choisi de le faire sans témoin. Même l’accusation n’a pas réussi à l’ébranler. Près d’une demi-douzaine de pièces à conviction acceptées par le tribunal ont été versées au dossier.
« L’histoire du bbj-2 ne date pas de l’ère Marafa »
C’est le 02 mai 1995 que le directeur des ventes de Boeing Afrique, saisit le colonel Mitlassou, chef d’Etat major particulier du président de la république pour lui faire des propositions de ventes d’avion Boeing, plus rapide, plus confortable et mieux sécurisé que le « vieux pélican ». En réalité, c’est le président Biya, sous le couvert de son chef d’Etat major particulier, qui décide de choisir le BBJ-2.
Marafa, Fotso et la camair
Selon l’ancien ministre d’Etat, une opinion répandue a fait croire que c’est lui, en tant que ex-Sg/Pr qui fait nommer Fotso à la tête de la Camair. Il n’en est rien. C’est le conseil d’administration de la société qui en en avait décidé. Il a reconnu être un ami de très longue date (1993) de Yves Michel Fotso « Le délit d’amitié » n’existe pas poursuit il. « J’ai connu Yves Michel Fotso à travers son papa. Le département de la Mifi venait alors d’éclater en plusieurs. Et Monsieur Fotso Victor avait offert un véhicule au nouveau préfet du Koung-Khi, la douane exigeait qu’il paie les taxes et droits y afférents. Le dossier traînait et l’administration douanière mena
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