Affaire de l'Ucac, Titi Nwel prend position
En publiant dans la presse " leurs réponses à Mgr Tonye Bakot ", comme si c'est à eux que le Grand Chancelier avait écrit, et en détournant le sens et l'objet de cette lettre, nos collègues n'ont pas mesuré les conséquences de leurs actes. On ne saurait donc s'étonner de voir la vénérable Laakam les suivre dans leur logique, en parlant dans sa déclaration solennelle du 04 août 2012 d'une correspondance que Mgr Tonye Bakot a adressée au Père Lado, alors que celle-ci n'a jamais existé. Plus grave, imputer au Grand Chancelier la " déportation " du Père Lado, c'est faire comme si ce dernier était prêtre diocésain. Nous le savons tous, le Père Lado est jésuite et son affectation ne dépend pas d'un archevêque, fût-il Grand Chancelier, mais de son supérieur religieux. Un religieux est certes originaire d'un pays, mais il est d'abord au service de l'Eglise et travaille partout ou sa présence est jugée utile et nécessaire par la hiérarchie de sa congrégation.(...)
L'UCAC, comme toute institution universitaire, n'est pas à l'abris des problèmes administratifs ou académiques. Mais ces problèmes doivent trouver des solutions dans un cadre institutionnel et juridique précis, ainsi que dans un environnement académique et humain dépouillé de toute passion. Nous tenons à souligner que les problèmes internes de l'UCAC n'ont rien à voir avec les problèmes politiques du Cameroun. Et toute confusion entre l'UCAC et l'environnement politique du Cameroun relève de la mauvaise foi. Nous regrettons donc qu'une association aussi sérieuse et respectée que la LAAKAM n'ait pas fait cette nécessaire distinction. Aucun Bamiléké n'est persécuté à l'UCAC, étudiant ou enseignant. Aucun ne saurait d'ailleurs l'être, au regard des objectifs et des statuts de cette université. Qu'il y ait un problème académique entre la hiérarchie de l'UCAC et quelques personnels ne devrait pas déboucher sur l'amalgame qui touche à la vie politique et au paysage ethnique de notre pays.
En publiant dans la presse " leurs réponses à Mgr Tonye Bakot ", comme si c'est à eux que le Grand Chancelier avait écrit, et en détournant le sens et l'objet de cette lettre, nos collègues n'ont pas mesuré les conséquences de leurs actes. On ne saurait donc s'étonner de voir la vénérable Laakam les suivre dans leur logique, en parlant dans sa déclaration solennelle du 04 août 2012 d'une correspondance que Mgr Tonye Bakot a adressée au Père Lado, alors que celle-ci n'a jamais existé. Plus grave, imputer au Grand Chancelier la " déportation " du Père Lado, c'est faire comme si ce dernier était prêtre diocésain. Nous le savons tous, le Père Lado est jésuite et son affectation ne dépend pas d'un archevêque, fût-il Grand Chancelier, mais de son supérieur religieux. Un religieux est certes originaire d'un pays, mais il est d'abord au service de l'Eglise et travaille partout ou sa présence est jugée utile et nécessaire par la hiérarchie de sa congrégation.(...)
L'UCAC, comme toute institution universitaire, n'est pas à l'abris des problèmes administratifs ou académiques. Mais ces problèmes doivent trouver des solutions dans un cadre institutionnel et juridique précis, ainsi que dans un environnement académique et humain dépouillé de toute passion. Nous tenons à souligner que les problèmes internes de l'UCAC n'ont rien à voir avec les problèmes politiques du Cameroun. Et toute confusion entre l'UCAC et l'environnement politique du Cameroun relève de la mauvaise foi. Nous regrettons donc qu'une association aussi sérieuse et respectée que la LAAKAM n'ait pas fait cette nécessaire distinction. Aucun Bamiléké n'est persécuté à l'UCAC, étudiant ou enseignant. Aucun ne saurait d'ailleurs l'être, au regard des objectifs et des statuts de cette université. Qu'il y ait un problème académique entre la hiérarchie de l'UCAC et quelques personnels ne devrait pas déboucher sur l'amalgame qui touche à la vie politique et au paysage ethnique de notre pays.

