« mais tonton, pourquoi n’y a –t-il aucun responsable Bamiléké sur la vingtaine de hauts magistrats du ministère de la justice à Yaoundé, sur la vingtaine à Douala ? Pourquoi autour du chef de l’Etat, ils sont absents, absents dans les vingt premières personnalités de l’Etat et de la république. Pourquoi aime ne trouve-ton qu’à les nommer DG adjoint partout ? Un jour, je me suis rendu au MINAT après les nominations des préfets et sous préfets pour protester, et voici ce que m’a dit humblement, fermement et très librement un ministre dont je tais le nom : « mais monsieur Shanda, d’abord, ils ne sont plus si nombreux sur la liste des administrateurs civils dont nous disposons, et par ailleurs, c’est la présidence de la république qui arrête les noms définitifs et les postes. En fait, il voulait me dire, qu’il faut aller voir du côté de l’ENAM, pour essayer de savoir pourquoi il n’en sort plus assez de cet établissement. Et lorsque j’ai tenté d’écrire à Ndong Soumhet qui était directeur général de l’ENAM, il a plutôt, après quelques lettres d’invective, saisi la DGSN pour, vous comprenez bien, me nuire, demander indirectement que je sois arrêté. Malheureusement pour lui, Mebe Ngo’o, alors DGSN, s’est voulu élégant et a balayé sa requête d’un revers de la main.
Malgré tout, je voudrais revenir à la substance de votre question, pour vous dire que dès lors qu’un citoyen considère qu’un autre citoyen pourtant paisible, qui ne fait que son travail, qui ne fait que vivre et évoluer, constitue une menace pour lui, c’est qu’il y a un problème crucial de coexistence, de gouvernance, et de conception politique. L’interrogation doit être perçue comme relevant plus de la défaillance de gouvernance, que de la haine réelle entre les diversités culturelles du pays. Et puis, c’est quoi, tous les secteurs ? Qui empêche un autre de travailler, d’évoluer, de se rendre utile ? Vous voulez passer votre temps à boire, à fêter, à faire des folies, à dépenser sans faire des économies, et vous tenez à ce que je sois au même niveau que vous, que je meurs le même jour que vous, que je sois traité comme vous, que je tienne mon épouse et mes enfants comme vous, que je traite mes amis comme vous, c’est cela ? C’est ridicule. Il y a des gens qui dès qui commencent leur vie par l’achat d’un véhicule, et il y a d’autres qui commencent par l’achat d’un terrain.
Malgré tout, je voudrais revenir à la substance de votre question, pour vous dire que dès lors qu’un citoyen considère qu’un autre citoyen pourtant paisible, qui ne fait que son travail, qui ne fait que vivre et évoluer, constitue une menace pour lui, c’est qu’il y a un problème crucial de coexistence, de gouvernance, et de conception politique. L’interrogation doit être perçue comme relevant plus de la défaillance de gouvernance, que de la haine réelle entre les diversités culturelles du pays. Et puis, c’est quoi, tous les secteurs ? Qui empêche un autre de travailler, d’évoluer, de se rendre utile ? Vous voulez passer votre temps à boire, à fêter, à faire des folies, à dépenser sans faire des économies, et vous tenez à ce que je sois au même niveau que vous, que je meurs le même jour que vous, que je sois traité comme vous, que je tienne mon épouse et mes enfants comme vous, que je traite mes amis comme vous, c’est cela ? C’est ridicule. Il y a des gens qui dès qui commencent leur vie par l’achat d’un véhicule, et il y a d’autres qui commencent par l’achat d’un terrain.

